Du Groenland au Veld et des Amériques à l’Extrême-Orient en passant par l’Eurasie, l’Afrique du Nord, le Moyen-Orient et l’Afrique Australe où des séismes géostratégiques de magnitudes inédites sont attendus, la nouvelle politique US met en place une nouvelle ère géopolitique, laquelle ne peut être réduite à un simple retour particulièrement agressif à l’unipolarisme mais s’apparente plutôt un reformatage global au profit d’un seul pouvoir dont la façade est totalement corrompue mais disposant désormais de la puissance technologique militaire absolue et inégalée. Ce pouvoir se sent si fort qu’il va se débarrasser de ses alliés et de ses ennemis dans un mouvement à trois phases asynchrones où il utilise les uns pour affaiblir les autres avant de faire table rase sur ce qui reste.
L’ordre mondial issu de la Seconde guerre mondiale n’est pas retabli; il est en train d’être détruit par le principal bénéficiaire au profit d’un autre, plus restreint, plus agressif, plus anomique et surtout plus que jamais centré sur ses propres intérêts étroits de survie. Disposant d’un avantage technologique impossible à rattraper dans des délais raisonnables par ses alliés et adversaires, il exploitera ce moment critique et historique pour établir le nouvel impérium face à des forces adverses asymétriques tentant de harceler ses lignes d’approvisionnement tout en évitant tout choc frontal.
Le tabou de la guerre thermonucléaire globale n’est plus. Pour Washington, l’hiver nucléaire n’existe pas et n’a jamais existé: pas plus qu’un agenda climatique.
De toutes les façons possibles, l’État profond US est assuré de gagner un tel scénario extrême. Selon les analystes du Pentagone, La précision du ciblage a atteint un niveau tel qu’il est possible désormais de paralyser une triade nucléaire adverse et la rendre inutilisable en quelques opérations-éclair.
Nous essayerons de voir dans nos prochains billet dans quel sens va évoluer cette nouvelle ère et si sa mise en place sera aussi facile que ne le pense ses concepteurs.






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