Des sources diplomatiques affirment que l’évocation par Donald Trump d’hypothétiques pourparlers secrets entre des émissaires US et un représentant iranien que certains analystes identifient comme le président du Parlement iranien relèvent d’une sorte de monologue fictif aussi orienté que calculé et que par conséquent, ces bruits ne sont que des stratagèmes de guerre psychologique et des techniques de manipulation des marchés boursiers et plus particulièrement les cours du pétrole brut.
Les mêmes sources soulignent que les dirigeants iraniens n’ont aucune confiance en Trump et qu’ils rejettent dans le fond et dans la forme que d’éventuels pourparlers soient confiés par la partie US à deux ressortissants qu’ils considèrent comme israéliens, en l’occurrence Steve Witkoff et Jared Kushner, deux hommes d’affaires archi-corrompus faisant partie du clan rapproché de Trump. Une source iranienne rejette toute volonté de négocier quoi que ce soit avec des « promoteurs immobiliers malhonnêtes » représentant « l’administration la plus corrompue de l’histoire des États-Unis » et soulignent que si l’Iran veut négocier, il serait préférable que l’interlocuteur soit le vice-président J.D. Vance mais que pour le moment, la seule négociation possible est le lancement de missiles balistiques sur Israël et les bases US au Moyen-Orient et dans le Golfe.
Cette posture coïncide avec une déclaration historique passée totalement sous silence par l’ensemble des médias dits occidentaux et Arabes du Golfe: l’annonce officielle par le Chef d’état-major des forces armées iraniennes que l’arme nucléaire est non seulement une nécessité pour préserver l’intégrité territoriale de l’Iran mais que c’est désormais le seul choix possible. Cette déclaration officielle marque une rupture radicale avec l’héritage modéré et la fatwa (avis religieux), émise en 2004 par Ali Khameneï prohibant l’acquisition de l’arme nucléaire et la jugeant comme une abomination contraire aux valeurs de l’islam. C’est donc la première fois qu’un haut officiel iranien annonce que l’acquisition de l’arme nucléaire est un impératif et cela explique pourquoi les États-Unis s’acharnent actuellement sur le volet nucléaire et que la centrale nucléaire de Bouchehr et le site de Natanz soient ciblés par des frappes.
Des analystes estiment que cette reconnaissance est trop tardive et que l’Iran a perdu trop de temps entre 2006 et 2015 à négocier un Accord que ses adversaires ont exploité sans aucune dividende pour l’Iran sur le plan d’allègement des sanctions. La prise du pouvoir bicéphale effectif par les faucons du CGRI longtemps écartés (et par conséquent inconnus des médias) par des modérés plus enclins à la négociation change brutalement la doctrine militaire iranienne et met un terme définitif au tabou nucléaire sans que l’on sache avec précision si l’objectif est atteignable d’un point de vue technique ou pas en temps de guerre de haute intensité avec les États-Unis et leurs alliés.
Photographie d’illustration: un missile balistique iranien en phase de pré-lancement rapide d’un silo fortifié souterrain.







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