Le porte-avions à propulsion nucléaire USS Gerald Ford (CVN-78) est officiellement hors-service pour une période de 12 à 14 mois et a été retiré du théâtre des opérations de la guerre majeure contre l’Iran. L’immense mastodonte des mers est actuellement à Souda Bay en Crête pour des réparations. Officiellement, le plus grand porte-avions de la planète aurait eu le 12 mars 2026 un incendie en plein engagement militaire. La version officielle de cet incendie a légèrement varié (affirmation puis négation qu’il a fallu 30 heures pour éteindre l’incendie; nombre de blessés variant entre 2 et 200) et a laissé place à quelques suspicions.
Le 26 mars 2026, l’Iran a revendiqué une attaque aux missiles de croisière contre le porte-avions à propulsion nucléaire USS Abraham Lincoln.
L’affirmation de l’Iran selon laquelle il aurait lancé une attaque aux missiles de croisière contre l’USS Abraham Lincoln marque une escalade significative des tensions maritimes et constitue un défi direct lancé à la puissance navale américaine dans le détroit stratégique d’Hormuz par un pays qui a perdu sa modeste marine de guerre.
Cette action s’inscrit dans le contexte plus large du rejet par l’Iran d’un « plan de paix » américain ressemblant à une capitulation et de sa volonté de prendre le contrôle du calendrier du conflit.
Les États-Unis ont réagi en déployant des drones navals sans pilote pour des opérations de reconnaissance et de frappe, ce qui témoigne d’une évolution vers des capacités de surveillance et d’engagement asymétriques et persistantes sur le théâtre des opérations. Il semble que les États-Unis craignent d’engager leurs unités navales et cela explique pourquoi Trump a tant insisté pour que les autres pays de l’OTAN y envoient leurs navires de guerre en premier pour servir de carton plein dans un endroit configuré pour optimiser l’usage de missiles et de drones. Trump a plus tard affirmé qu’il avait fait un test pour voir si l’OTAN l’aurait suivi. C’est un mensonge: Trump voulait vraiment que les vassaux y aillent en premier et encaissent à la place de l’US Navy. Aucun allié n’a bougé car tous connaissaient l’ABC de la stratégie militaire en pareil cas.
La guerre majeure menée par les États-Unis a infligé de graves dommages aux capacités militaires conventionnelles et à la base industrielle de l’Iran, mais l’État bicéphale iranien conserve une emprise solide sur le pays et la participation d’Israël au conflit a contraint les opposants au régime à le soutenir. Ce qui a conduit Israël et les États-Unis à réorienter leur stratégie : plutôt que de viser la déstabilisation de l’Iran en vue d’un changement de régime par une combinaison de frappes aériennes et d’un soulèvement armé, ils cherchent désormais à paralyser la capacité de l’Iran à se reconstruire militairement ; dans un contexte de pourparlers de paix au point mort et de turbulences importantes sur les marchés mondiaux, les États-Unis ont fait semblant de suspendre leurs frappes contre les infrastructures énergétiques iraniennes pendant dix jours (à la demande de Téhéran selon Trump mais un haut responsable iranien conteste la version américaine, affirmant que l’Iran n’a pas demandé que les États-Unis mettent fin à leurs menaces de bombarder ses infrastructures énergétiques.), dans l’attente que Trump ordonne une opération terrestre de grande envergure, laissant entrevoir une possible escalade supplémentaire malgré des déclarations publiques sur un apaisement de la situation. Un stratagème de guerre pour créer une fois de plus l’effet de surprise.
À près d’un mois de guerre de haute intensité, la guerre d’agression menée par les États-Unis a gravement affaibli les capacités militaires conventionnelles et la base industrielle de l’Iran, mais le gouvernement iranien reste défiant et combatif : il rejette les conditions de cessez-le-feu et débat en interne d’un éventuel virage vers la poursuite du programme d’armement nucléaire. Certaines voix en Iran appellent à une véritable course contre la montre pour obtenir l’arme de dissuasion que l’Iran aurait dû obtenir depuis des années, ce qui lui aurait épargné tant de destructions et un assaut généralisé qui se poursuit avec une focalisation sur les sites nucléaires iraniens, objectif hautement probable d’une action terrestre adverse. En parallèle Trump laisse entendre publiquement une possible désescalade, ce qui est un bluff flagrant car il prépare selon certaines informations, une opération terrestre de grande envergure et n’aurait accepté une suspension temporaire des frappes contre les infrastructures énergétiques iraniennes que pour gagner du temps dans ce sens.
Le Département américain de la Guerre prépare quatre options d’intervention décisive en Iran, notamment l’invasion ou le blocus de l’île de Kharg, la prise de l’île de Larak, l’invasion d’Abu Musa et des îles voisines, ou encore la capture ou le blocus de pétroliers iraniens. C’est une cinquième option qui va être choisie et elle implique l’intérieur de l’Iran.
Même si les États-Unis parviennent à s’emparer de l’île de Kharg, la conserver pendant une longue période nécessitera beaucoup plus de soldats et des combats prolongés, bien au-delà du calendrier de guerre de quatre à six semaines annoncé publiquement. De plus l’île est extrêmement vulnérable aux tirs de missiles et de drones depuis l’Iran.
Le S&P 500 a clôturé en forte baisse, effaçant plus de 1 000 milliards de dollars de capitalisation boursière alors que les négociations de paix en façade sur la guerre en Iran s’essoufflent.
Les frappes balistiques iraniennes semblent se focaliser sur le Sud d’Israël où se trouvent les arsenaux nucléaires de l’État Hébreu tandis que le Hezbollah libanais se concentre sur le nord. Des roquettes ont été lancées de la bande de Gaza. Au Yémen, le Chef des Houthis a annoncé que son groupe est prêt à verrouiller le détroit stratégique de Bab-al-Mandeb donnant accès à la Mer rouge.






Commentaires