Notre évaluation de la situation générale entourant la signature numérique du Mémorandum d’entente ou MoU entre les États-Unis d’Amérique et la République islamique d’Iran est, dans le meilleur des cas, pessimiste. On est face à un double dilemme avec des facteurs de turbulence et d’imprévisibilité élevés susceptibles de créer des troubles aussi bien à l’intérieur des États-Unis qu’au Levant/Moyen-Orient, mettant fin à ce MoU.
L’Iran menace de se retirer des négociations sur le cessez-le-feu entre les États-Unis et l’Iran si les frappes israéliennes sur le Liban se poursuivent, ce qui aggrave les divisions internes et lie l’accord bilatéral à la dynamique des conflits régionaux.
Le gouvernement américain tente d’offrir de fermes garanties en matière de défense à l’égard d’Israël avec le démenti d’un versement de +300 milliards de dollars à l’Iran et des informations faisant état d’un éventuel embargo sur les armes, tout en appelant à un cessez-le-feu régional global qu’Israël ne veut pas respecter.
Le Pentagone a utilisé, entre autres outils IA, le moteur d’Intelligence Artificielle Grok d’Elon Musk lors de ses frappes contre l’Iran.
Les pays du Golfe, les puissances économiques émergentes d’Asie et la Chine ne veulent pas d’une reprise de la guerre dans le Golfe et se sont engagés à soutenir coûte que coûte le cessez-le-feu et investir massivement dans le cadre du MoU dans son aspect lié à la reconstruction.
Cependant, il est peu probable que d’ici 60 jours, le cessez-le-feu sera respecté, notamment sur le front libanais.
Le schéma qui se dégage est assez imprévisible et instable mais logique vu la persistance des causes de ce conflit.
Photographie d’illustration : explosion causée par un drone Arash iranien à l’intérieur de Camp Buehring au Koweït, Mars 2026. [Capture d’écran]






Commentaires