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En froid avec la Russie, l’Arménie et l’Irak; en guerre avec son voisin syrien et en rivalité avec l’Iran, le premier ministre turc ne sait plus où donner de la tête et fait face à l’embrasement du front kurde à l’intérieur des frontières turques. Conséquence directe de la crise syrienne et sa gestion chaotique par Erdogan.

Le chef historique du parti des travailleurs du Kurdistan, Abdallah Öcalan , en détention dans la prison de l’île prison d’Emraly, en Turquie, a envoyé un message d’avertissement à Erdogan via son frère Mohammad Öcalan, qui semble-t-il aurait été envoyé par le gouvernement turc pour entamer des négociations visant à calmer le front kurde.

A l’offre du dialogue d’Erdogan, Öcalan aurait répondu :  » ces pourparlers ne mettront pas fin à l’effusion du sang et la fin de ce bain de sang ne peut survenir sans que les Kurdes retrouvent au moins en partie leurs droits ».

Mais encore, selon ce rapport, Öcalan aurait envoyé via son frère Mohammad un autre message au leader du «Parti de la paix et de la démocratie», vitrine modérée du mouvement kurde, Mohamad Dimirtach l’exhortant de « tout faire pour obtenir gain de cause au cours de ces négociations, quitte à recruter 50000 combattants prêts à entrer en guerre contre la Turquie au Printemps prochain », jugeant que « le nombre actuel des combattants du PKK, évalué à quelque dix mille, est insuffisant ».

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