Washington intensifie son soutien militaire et économique à Tel-Aviv en lui octroyant en urgence une aide évaluée officiellement à 225 millions de dollars US (à multiplier par deux) pour le développement du système de défense balistique pompeusement dénommé « Coupole de Fer » (Iron Dome), lequel a démontré ses limites lors de la guerre en cours à Gaza. Officiellement, les Etats-Unis ont alloué 30 milliards de dollars US à ce projet controversé.
Les deux pays alliés ont également activé une autre clause secrète prévoyant l’acheminement de renforts militaires US en Israël. Des informations font état de la mobilisation permanente de 6000 Marines US pour la sécurité d’Israël depuis le début de la guerre en Syrie. Officiellement, la présence de soldats US en Israël se limite à la maintenance des batteries anti-missiles de type « Patriot ».
Le refus de plus de 800 militaires israéliens d’aller se battre à Gaza où les unités Golani ont subi de lourdes pertes ont contraint Tel-Aviv à envisager de faire appel à 2000 Marines US. Cette information est démentie par de nombreux experts à Washington mais l’usage intensif par les israéliens de militaires bi-nationaux est de nature à induire en erreur nombre d’observateurs.
Des pays comme l’Argentine ont décidé de retirer la nationalité à leur bi-nationaus qui se sont rendu en Israël pour rejoindre l’armée sioniste.
La stratégie israélienne à Gaza est simple et ne poursuit aucun objectif réaliste ou réalisable: il s’agit de faire subir aux populations civiles un châtiment d’airain afin d’obtenir une révolte contre le Hamas. Echec, puisqu’il semble que les horreurs infligées aux civils palestiniens au moyen d’armes prohibées aient renforcé l’adhésion à la notion de la résistance armée et incité une partie de la population jusque là politiquement neutre à soutenir le Hamas même si elle ne partage pas son idéologie.
Dans les faits, les factions de la résistance palestinienne ne pourront plus céder aux pressions Arabes leur enjoignant un désarmement unilatéral. Malgré des insuffisances avérées, les factions palestiniennes ont pu maintenir une cadence de tir de roquettes inaltérée par les bombardements israéliens. Mais la grande surprise de la résistance fut l’usage de missiles antichar et antiaérien ayant totalement interdit à Israël l’usage de ces hélicoptères d’attaque et rendu difficile l’incursion terrestre israélienne à Gaza.
L’image d’Israël dans le monde est anéantie malgré les milliards de dollars US dépensés dans la promotion de la propagande officielle sioniste sur tous les supports possibles. Les dirigeants israéliens le savent et ne s’embarrassent plus de faux scrupules à l’égard d’une certaine opinion.
Comme il est d’usage quand un américain ose aller un peu loin, le Secrétaire d’Etat US John Kerry a fait les frais de l’arrogance israélienne. L’homme est un vétéran de guerre et il semble mal à l’aise dans l’adoration malsaine que doivent adopter les officiels US à l’égard de tout ce qui est lié de près ou de loin à Israël. Culte que l’ex-Secrétaire d’Etat Madeleine Albright a érigé en art déviant. Kerry n’a pas trop le choix: soit il rentre dans les rangs et continue à jouer la comédie, soit la mise à l’écart et le lynchage médiatique.
Netanyahu s’est lancé dans une nasse dont les conséquences sont désastreuses. Son opération militaire est un échec complet à moins que le massacre de civils ne soit considéré par l’état-major israélien comme un exploit per se. L’armée israélienne, trop confiante dans son propre mythe crée de toutes pièces par un gigantesque travail de propagande, se découvre incapable de faire face à une petite guérilla ayant appris à s’adapter sous les bombes à phosphore et réussir à survivre. Face à l’horreur du massacre, à tant de sang d’innocents versé, les factions palestiniennes n’exigeront pas moins que la levée du blocus et plus question de désarmer face à un ennemi implacable n’ayant aucune notion d’éthique ou d’humanité.
Indubitablement, comme de par le passé, lors des guerres de 1967 et de 1973, Tel-Aviv cherchera son salut auprès de Washington. Mais jusqu’à quand?






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