Nous sommes en plein science-fiction : Washington se retire du Conseil des Nations Unies sur les Droits de l’Homme et Donald Trump tance ses gĂ©nĂ©raux sur le nombre d’ogives nuclĂ©aires opĂ©rationnelles qu’il juge ridiculeusement bas.
Les responsables du Pentagone, eberluĂ©s et qui ne s’attendaient probablement pas Ă une telle sortie tentèrent d’expliquer au prĂ©sident que les États-Unis ne peuvent gĂ©rer un nombre excessif d’ogives nuclĂ©aires sans mettre en pĂ©ril la sĂ©curitĂ© nuclĂ©aire de la première puissance militaire de la planète. Trump ne voulait rien entendre ; pour lui, c’est une honte absolue que les États-Unis ne puissent aligner plus de… 50 000 ogives nuclĂ©aires !
Le nombre total des ogives nucléaires déclarés appartenant aux pays dotés des armes atomiques (États-Unis, Russie, Chine, France et Royaume-Uni, Israël, Inde, Pakistan, Corée du Nord) ne dépasse pas 25 000 dont plus de 18 000 entre la Russie et les USA .
Les dernières créatures antédiluviennes qui croient encore à la thématique du désarmement nucléaire peuvent aller se pendre haut et court.
Trump ne se limite pas Ă vouloir le plus grand arsenal nuclĂ©aire de tous les temps. Il assume son choix de crĂ©er une sixième branche des forces armĂ©es americaines avec la ou les force(s) spatiales. Une tentative de baisser le caquet Ă l’US Air Force. Bienvenue dans la vraie guerre des Ă©toiles. Donald Trump est-il un maĂ®tre Jedi ?
Exit la Convention sur l’usage pacifique de l’espace extra-atmospherique. Tout comme le TraitĂ© sur l’Antarctique.
Des satellites emportant des charges atomiques en orbite est une image du passĂ©. Trump vise la lune…en attendant, la vieille NASA est incapable d’envoyer des gens en orbite basse et doit sous-traiter avec des fournisseurs russes…
La Russie et la Chine sont les deux seuls pays qui pourront soutenir une course vers la militarisation de l’espace.
On laissera au lecteur le soin d’imaginer le reste. L’empire est passĂ© Ă la contre-offensive universelle Ă tous les niveaux.






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