Sous le coup de nouvelles sanctions draconiennes et en pleine tourmente économique, la République Islamique d’Iran a dévoilé cette semaine un nouvel avion de combat léger « à 100 % local » baptisé Kowsar et qui semble être une solution à très moindre coût répondant aux besoins de base des forces aériennes iraniennes (IRIAF).


Le nouvel appareil ressemble fort dans sa silhouette et son design exterieurs à l’une des variantes du vieux Northrop F-5 Tiger (F-5A/F-5B Freedom Fighter/F-5E/F-5F Tiger II) américain, mais les images fournis par les médias iraniens montrent que l’appareil aurait reçu une avionique assez moderne, probablement chinoise vu l’instrumentation pléthorique et variée.

Les forces aériennes iraniennes disposent de plusieurs dizaines de variantes du chasseurs léger F-5, acquis entre 1965 et 1976 par l’ancien régime du Shah. En 1964, l’Iran avait reçu son premier lot de 11 F-5 A et en 1972, l’Iran disposait de 127 avions de combat de type F-5 A et B avant de recevoir en 1976 plus de 181 F-5 F ainsi que des variantes améliorées E et RF. Après la révolution islamique, l’Iran avait continué à utiliser cet appareil, notamment lors de la longue et meurtrière guerre avec l’Irak de Saddam Hussein (1980-1988) et où le F-5 avait fait face aux redoutables Mig-21, Mig-25, Su-20/22, Mirage F1 et Super Etendards irakiens.
Actuellement, les iraniens continuent à utiliser entre 40 et 60 de ces appareils à des fins d’entraînement de base.

Le nouvel avion de combat iranien est donc dérivé de l’avion Saega (Foudre), lui même dérivé du F-5 americain avec une nouvelle avionique et une propulsion améliorée.
La capacité de survie du F-5 dans un théâtre d’opération moderne dominé par des systèmes Sol-Air tels que les S-300/400 ou systèmes AEGIS et des chasseurs hyper manoeuvrables à propulsion vectorielle est quasiment nulle.






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