L’Iran a utilisé deux drones pour accomplir à Koweït City ce que l’armée américaine n’avait pas réussi à faire en dix ans. À 5 h 17 du matin, sur le toit d’un petit immeuble gris-blanc de trois étages dans le centre-ville de Koweït city, deux radômes cylindriques blancs de bande S ont été brûlés. À trois kilomètres du site touché, l’écran du radar sentinelle de la base NASAMS du Koweït affichait un espace aérien calme et vert. Il ne s’agissait pas d’une « percée à basse altitude », car l’altitude de vol réelle du drone était de 112 mètres, supérieure à la hauteur moyenne des bâtiments urbains, mais inférieure à l’angle d’élévation minimal de détection du radar sentinelle NASAMS. Il ne s’était pas « caché », mais se trouvait sous le nez du radar, légalement invisible. En réalité, il ne s’agissait pas d’une défaillance de la défense aérienne US au Koweït, car le système avait bien détecté la cible ce jour-là, mais l’avait automatiquement identifiée comme un « petit avion civil ». Cette opération n’était pas seulement une escalade de représailles de la part de l’Iran, mais aussi un test de résistance. L’Iran a délibérément choisi le Koweït, l’allié le plus proche des États-Unis dans le Golfe et le pays où le NASAMS est le mieux déployé, pour vérifier, à l’aide d’un drone très basique, une vulnérabilité fatale. Il ne s’agit pas d’une attaque, mais d’une élimination chirurgicale de nœuds ; ce n’est pas une « erreur », mais une dissection en face à face du mythe américain de la défense aérienne ; ce n’est pas non plus un « avertissement », mais l’ouverture du manuel de combat. Les Iraniens semblent avoir répertorié toutes failles des systèmes d’armes US et israéliens. Ils frappent par conséquent les antennes avant de frapper les chaînes de commandement.
Le contournement par les drones iraniens des angles morts des radars US les plus avancés est assez remarquable.
Le ciblage des avions espions U2 Dragon Lady à Chypre
Ce qui c’est passé à Chypre était impressionnant. Le 28 février 2026 à 0000 Zulu, un drone a frappé le hangar d’un avion de reconnaissance américain U-2 dans une base aérienne britannique sur l’île, provoquant un trou de 9 mètres de large dans le hangar. Le ministère britannique de la Défense a reconnu que le hangar avait été attaqué, mais a déclaré que le drone n’était pas iranien, laissant entendre qu’il avait été lancé depuis le Liban, à 150 miles de là. Il a également insisté sur le fait que les dégâts étaient « minimes ». Une flottille d’avions de reconnaissance américains U-2 « Lady Dragon » est stationnée en permanence à la base aérienne britannique d’Akrotiri, à Chypre, où elle mène depuis des décennies des missions d’espionnage sous le nom de code « Olive Harvest » ou « cueillette des olives »…







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