Au 9ème jour de la guerre régionale déclenchée par Israël et les États-Unis au Moyen-Orient, le Golfe et le Levant, il est non seulement clair que les objectifs de guerre annoncés ne peuvent être achevés mais qu’elle risque de dépasser le cadre régional pour devenir globale.
Les accusations américaines selon lesquelles la Russie fournirait une aide technique à l’Iran, notamment dans le ciblage de précision contre les radars des systèmes THAAD déployés pour protéger Israël mais également les agents du renseignement US et israéliens dans certaines infrastructures civiles à Dubaï, Ryad, Au Bahreïn et jusqu’à Inçirlik en Türkiye et Nakhchivan en Azerbaïdjan, ne sont pas des éléments de propagande mais les prémisses d’une extension du conflit et sa conclusion finale en une guerre mondiale où la possibilité d’une guerre thermonucléaire globale est élevée.
On ne peut rien affirmer sur ces accusations relayées par le « négociateur » Witkoff, évoquées par l’ancien garde de Guantánamo Hegseth qui se retrouve bombardé Secrétaire à la Guerre ou encore Trump. Les États-Unis et leurs alliés ont fourni et fournissent toute l’architecture de ciblage des objectifs militaires et civiles russes aux forces ukrainiennes depuis la reprise de la guerre en Ukraine en 2022. Une éventuelle aide de la Russie à l’Iran dans le domaine du ciblage par la fourniture de données collectées par satellite ne serait qu’un échange de bons procédés. Cependant l’information n’est pas confirmée et traduit une frustration croissante au sein d’une administration US qui semble avoir oublié ce qu’est une guerre asymétrique. De ce point de vue, ces accusations sont le premier signe d’un échec par rapport au plan initial. L’Iran a subi une décapitation mais a su s’adapter très vite et se montrer fort inventif avec la mise en application de sa doctrine de la défense en mosaïque et du principe des quatre commandements. Il a surtout frappé là où il le fallait avec une remarquable économie de moyens: paradoxalement, il a ciblé le même dispositif qui permet aux États-Unis à faire face à une attaque nucléaire dans un scénario de guerre thermonucléaire globale avec des tactiques asymétriques.
Les forces iraniennes poursuivent leur campagne aérienne soutenue visant les infrastructures critiques et les actifs secrets liés aux États-Unis à Dubaï, à Erbil (Nord de l’Irak), en Israël et en Arabie Saoudite. Les frappes iraniennes contredisant directement les déclarations politiques, notamment celle du Président iranien en faveur d’une désescalade. En réalité, la déclaration du Président iranien selon laquelle l’Iran ne ciblera plus les pays voisins sauf en cas d’une attaque US émanant de ces pays visait à découpler toute synergie adverse éventuelle dans le cadre d’un effort de guerre commun que les populations des pays du Golfe refusent.
Un drone iranien frappé la tour 23 Marina à Dubaï, un immeuble résidentiel où séjourneait des agents des services secrets américains. Cette planque était sensée être totalement secrète.
L’Iran a lancé une attaque massive aux missiles et aux drones contre des bases américaines aux Émirats arabes unis, au Qatar, à Bahreïn et en Irak, en réponse à la rhétorique politique américaine et surtout aux propos provocateurs de Trump parlant de « capitulation sans condition » et de « frapper le plus grand coup ».
Il est confirmé que Bahreïn autorise les États-Unis à lancer des frappes de missiles PrSM (premier usage opérationnel de ce système d’arme nouveau) sur l’Iran depuis son territoire, un lanceur HIMARS ayant été repéré par une société privée d’imagerie satellite à Manama.
Le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) a affirmé peu après cette attaque aux HIMARS et au PrSM américains avoir frappé une base américaine à Bahreïn avec des missiles à guidage de précision en réponse à une attaque américaine depuis la base de Juffair qui a touché une usine de dessalement à Qeshm, en Iran.
Le port de Salman est en feu à Bahreïn, ce qui indique la poursuite des attaques contre les infrastructures maritimes et logistiques.
La base aérienne d’Ali Al Salem au Koweït reste un centre névralgique crucial mais fortement pris pour cible par l’Itan. Elle subit des frappes répétées et de plus en plus sophistiquées de missiles et de drones iraniens qui ont causé des dommages importants à des infrastructures clés, notamment les réservoirs de carburant, les hangars, les pistes et les radars d’alerte précoce, dégradant ainsi ses capacités opérationnelles. C’est la base où les forces US enregistrent le plus de pertes humaines passées sous silence par la censure militaire totale.
Face à un échec stratégique, les forces américaines et israéliennes ont intensifié leur campagne systématique de deuxième phase visant les infrastructures pétrolières critiques de l’Iran, frappant plusieurs grands dépôts et raffineries de pétrole à Téhéran et dans ses environs afin de paralyser les fondements économiques et logistiques du gouvernement iranien, tout en poursuivant sans relâche le bombardement des cibles gouvernementales et militaires.
En dépit de la campagne aérienne US et israélienne, l’Iran maintient un blocus sélectif du détroit d’Ormuz, ciblant les navires liés aux États-Unis et à Israël tout en autorisant le passage des pétroliers iraniens, russes et des transporteurs chinois soumis à des sanctions. Les États-Unis affirment avoir décimé la modeste marine iranienne et annoncent un programme de réassurance majeur tout en faisant tout ce qui est possible pour minimiser la crise. Cependant, c’est la Chine qui équilibre la pression exercée par l’Iran avec ses propres besoins énergétiques critiques.
Ce conflit se déroule simultanément avec une guerre ouverte entre le Pakistan et l’Afghanistan, deux pays voisins de l’Iran et avec une reprise d’hostilités d’une extrême violence entre le Liban et Israël. À cela s’ajoute une crise multiple à Chypre ou des manifestations anti-Otan ont lieu (non couvertes par les médias) et où une tension perceptible entre la Grèce et Türkiye, deux membres de l’OTAN, est en train de prendre des proportions inquiétantes sur fond d’un renforcement des capacités navales OTAN pour aider les États-Unis et Israël, offrant ainsi des signes d’un autre conflit susceptible de faire éclater l’Alliance déjà engagée en Ukraine.
Nous sommes en face d’une crise globale qui aurait été déclenchée pour faire diversion sur un effondrement économique global avec des « élites » politiques d’une médiocrité extrême. On commence à voir où tout cela va nous mener.
Photographie d’illustration: un radar AN/TPY-2 X-band d’un système THAAD US détruit en Jordanie par des frappes iraniennes. Mars 2026.







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