Des manifestations ont lieu partout en Iran contre le ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi et le président du Parlement Ghalibaf, scandant des slogans dénonçant l’accord en cours de négociation entre les États-Unis et l’Iran et réclamant leur démission.

Ces manifestations sont clairement autorisées et reflètent la posture d’une des factions du pouvoir iranien ainsi que le sentiment de certains segments de la population iranienne.

Tentant d’amortir une tension interne croissante et une opposition grandissante aux termes perçus de l’Accord en phase finale de discussion avec les États-Unis en temps de guerre, le Ministère iranien des Affaires étrangères a déclaré que son équipe de négociateurs n’avait pas l’intention de se rendre à Genève ni dans aucun autre lieu au cours des deux prochains jours, tempérant ainsi les rumeurs précédentes faisant état d’un déplacement imminent en vue de la signature d’un Accord en Europe.

Mais la tension demeure vive à Téhéran. Certains manifestants ont affirmé que l’équipe de négociation agissait sans l’accord de Mojtaba Khamenei, soulignant son silence sur les pourparlers alors qu’il avait publié un message protocolaire standard à l’occasion de la Journée de la nature.

Les négociateurs iraniens ont fait appel à des psychologues de haut niveau pour analyser les messages destinés aux médiateurs, estimant que le président américain Donald Trump agissait dans un état mental altéré, et ont déclaré que cette approche avait considérablement amélioré les négociations avec la partie américaine.

C’est l’une des premières fois dans l’histoire des relations internationales que des psychologues et des psychiatres de haut niveau participent directement au cadre des négociations en temps de guerre sur la présomption que le Chef de l’État adverse souffrirait de troubles mentaux.

C’est dans ce contexte tendu que la télévision d’État iranienne a annoncé la date des funérailles officielles du défunt Guide suprême Ali Khamanei, prévue le 09 juillet 2026.

L’Iran prépare les funérailles du défunt Guide suprême Khamenei, tandis que des manifestants radicaux dénoncent l’accord entre les États-Unis et l’Iran. Si cet Accord confirme la cession partielle ou totale de l’uranium enrichi en échange d’une sorte de plan Marshall de reconstruction de l’Iran en plus du dégel des avoirs du pays (C’est de cela qu’il s’agit en une phrase), on ne sait pas quelle sera l’évolution du rapport de force au sein du pouvoir iranien. Donald Trump aimerait bien un représentant plus rugueux, ombrageux et plus sophistiqué que Delcy Rodríguez (la présidente pro-US du Venezuela dont la faction a balancé Maduro) à Téhéran mais un tel cas de figure ne pourrait être garanti même en inondant l’Iran de centaines de milliards de dollars.

Pour le moment, une cyberattaque perturbe le fonctionnement de quatre grandes banques iraniennes. Les autorités iraniennes ont confirmé qu’une cyberattaque de faible ampleur avait perturbé le fonctionnement de quatre banques — Melli, Tejarat, Saderat et la Banque de développement des exportations —, précisant que les données des clients n’avaient pas été compromises et que la remise en état était en cours.

Les négociations restent dans l’impasse, même si Trump a réitéré que l’Iran ne cherchait pas à acquérir une arme nucléaire et que CNN, citant un haut responsable américain ayant requis l’anonymat, a affirmé que les négociations s’orienteraient vers un accord prévoyant que l’Iran remette ses stocks d’uranium aux États-Unis en vue de leur destruction.

Ce sont là des signaux contradictoires concernant aussi bien les termes que la date de signature d’un Accord historique avec pour principal enjeu l’exigence présumée de remise des stocks d’uranium une capitulation feutrée en échange d’un gigantesque plan de financement et de reconstruction.

C’est un mélange de genres et d’approches plus qu’explosif.


3 réponses à « Cession des stocks d’uranium contre des centaines de milliards de $ pour arrêter la guerre dans le Golfe? »

  1. A priori quelque chose devrait être signé dans la journée à Genève. Les iraniens ont poussé un peu le délais de manière à ne pas signer le jour de l’anniversaire de Trump, né un 14 juin.

  2. Fonds US ou israéliens? Impossible. C’est les pays arabes du Golfe qui paient vu que l’Allemagne et le Japon sont exsangues.

  3. Un plan de reconstruction avec des fonds US ou israéliens et des entreprises US pour pomper les ressources iraniennes.
    Le grand satan dans la bergerie.
    Excusez moi mais J’ai un peu de mal à y croire.

Commentaires

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