Lors du sommet du G7 à Évian, un micro resté allumé a permis d’entendre le président français Emmanuel Macron exhorter Volodymyr Zelensky à prolonger son séjour en France et s’enquérir d’une éventuelle rencontre avec le président américain Donald Trump.
Macron a demandé si une rencontre bilatérale avec le président Trump avait été organisée ; Zelensky a répondu que ce n’était pas le cas, et les deux hommes sont restés silencieux après s’être rendus compte que les microphones étaient allumés.
La Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI, renseignement intérieur français) a annoncé qu’elle renonçait à utiliser Palantir, invoquant des inquiétudes liées à la dépendance stratégique vis-à-vis des États-Unis, selon l’AFP.
Le 11 juin 2026, la France a annoncé qu’elle soupçonnait la société israélienne BlackCore de mener des campagnes d’influence en ligne et donc de guerre hybride visant les élections locales françaises et les élections à l’étranger, en demandant à Israël de l’aider dans son enquête.
Cette décision, dont on parlait depuis longtemps à voix basse dans les milieux de la sécurité parisiens, n’était pas simplement un virage tardif vers la souveraineté numérique : elle a été imposée par une enquête parallèle qui vient d’être rendue publique. La France soupçonne officiellement BlackCore, une société discrète d’analyse de données entretenant des liens opérationnels étroits avec Palantir, d’avoir interféré dans les récentes élections municipales françaises et dans les scrutins législatifs des circonscriptions d’outre-mer.
Pendant des années, Paris a considéré les plateformes de Palantir comme un système nerveux indispensable à see services de renseignement, mais la rupture avec la DGSI met en lumière une réalité bien plus sombre : cette dépendance était devenue une porte dérobée permettant d’influencer la volonté des électeurs français et d’interférer dans les résultats des scrutins récents et futurs. C’est en fait un outil de guerre hybride fonctionnant pour des intérêts exogènes en intramuros.
Cela rappelle les BlackOps et les interférences de la CIA dans les élections et les nominations de responsables politiques en France au lendemain de la Seconde guerre mondiale et ce, jusque à la fin des années 1970.
La décision de la France de désigner publiquement BlackCore comme vecteur présumé de guerre hybride — et de se séparer en apparence de Palantir — marque un tournant que tout pays devrait suivre de très près. Elle révèle comment des mercenaires privés du renseignement peuvent exploiter l’espace qui sépare un fournisseur allié de confiance d’un intermédiaire local échappant à tout contrôle ou travaillant pour des États tiers afin de mener des opérations d’influence que les agences nationales ont du mal à attribuer, et encore plus à repousser.
La leçon est brutale : la souveraineté ne se loue pas et ne peut être sous-traité à un intermédiaire privé étranger. Les » enveloppes souveraines » qui entourent des noyaux étrangers ne sont qu’une forme élégante d’aveuglement stratégique. Paris s’empresse désormais de passer au crible tous les contrats d’analyse de données conclus avec des entreprises étrangères et de mettre en place une alternative nationale, mais le mal est déjà fait et le préjudice subi est immense. Si les élections françaises peuvent être facilement manipulées par le biais de l’écosystème d’entreprises d’un allié de nom seulement, imaginez ce qui se passe déjà dans des capitales plus modestes où la surveillance est moins stricte et la dépendance plus profonde.






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