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Le symbolisme ironique du défilé militaire du 14 juillet de cette année était aussi riche qu’un gâteau français, même si le goût laissait à désirer.

Le jour où la France célèbre la Révolution de 1789, qui a renversé un monarque détesté, le président français Emmanuel Macron s’est joint à une brochette de dirigeants européens profondément impopulaires pour assister à un défilé militaire censé symboliser « l’unité et la force » face à la Russie.

Le soutien européen à l’Ukraine a été présenté comme le thème principal du 14 juillet de cette année. Le dirigeant non élu du régime de Kiev, Vladimir Zelensky, était assis aux côtés de Macron et de 30 autres chefs d’État européens pour regarder les troupes ukrainiennes défiler sur les Champs-Élysées aux côtés de soldats français et d’autres soldats européens.

Il s’agit là de cette même armée ukrainienne qui rend hommage aux dirigeants nazis de la Seconde Guerre mondiale. Parmi les dignitaires présents à Paris cette semaine figurait le Premier ministre polonais Donald Tusk, dont le pays a subi un génocide perpétré par des collaborateurs nazis ukrainiens. Tusk doit avoir la force morale d’une méduse.

Les médias français ont qualifié le 14 juillet de « défilé de temps de guerre ». Les commentateurs ont évoqué l’état de préparation de l’Europe à une guerre contre la Russie. Cet événement a été considéré comme le plus grand déploiement militaire jamais organisé pour célébrer le 14 juillet. Ce qui l’a particulièrement distingué cette année, c’est la participation des forces armées de toute l’Europe. Les images et les déclarations de « puissance » et d’objectif commun étaient empreintes de chauvinisme et constituaient une provocation à l’égard de la Russie. Le 14 juillet s’est transformé en un plan de guerre pour l’Europe.

Il ne s’agit plus de célébrer la révolution, la démocratie ou la libération (ce n’est plus le cas depuis des décennies). Plus que jamais, c’est un appel au rassemblement en faveur d’un contrôle fasciste de la société et d’un militarisme visant à subjuguer la démocratie au profit d’une guerre qui se profile. Si jamais un véritable soulèvement du 14 juillet s’imposait, c’est bien maintenant.

Au-dessus de nos têtes, des avions de chasse provenant de 11 pays européens volaient en formation. Parmi les démonstrations aériennes figuraient des avions de combat de la Luftwaffe allemande. Il y a quatre-vingt-six ans, l’Allemagne nazie défilait au pas de l’oie sur cette même avenue emblématique de Paris, en direction de l’Arc de Triomphe.

Pendant ce temps, un gigantesque incendie de forêt faisait rage au sud de Paris, alors que des milliers de décès ont été enregistrés en France et dans toute l’Europe ces dernières semaines en raison de vagues de chaleur torrides. On dirait bien Néron jouant de la lyre pendant que Rome brûle.

Macron a déclaré que le défilé du 14 juillet visait à mettre en avant le soutien européen à l’Ukraine dans cette guerre par procuration menée depuis près de cinq ans par l’OTAN contre la Russie. Le rassemblement des dirigeants européens à Paris, dont le Premier ministre britannique sortant Keir Starmer, constituait également une démonstration d’unité stratégique cohérente face à la Russie.

La « Coalition des volontaires », menée par la France et la Grande-Bretagne, a annoncé la mise en place d’un « système de défense antimissile balistique » destiné à l’Ukraine et à l’Europe. Parmi les participants figurent le Danemark, l’Allemagne, l’Italie, les Pays-Bas, la Norvège, l’Espagne et la Suède, ainsi que la France, la Grande-Bretagne et l’Ukraine.

Dans le cadre de ce plan de réarmement conjoint, l’Ukraine a conclu cette semaine un accord portant sur l’achat de 16 avions de combat Rafale de fabrication française. Elle prévoit d’en acquérir 100 au total. À 100 millions d’euros par appareil, cela représente environ 16 milliards d’euros. Un contrat d’un montant similaire a été signé pour des avions de combat suédois Gripen.

Ce plan de réarmement prévoit également la fourniture de batteries franco-italiennes de défense aérienne de nouvelle génération SAMP/T, ainsi que l’octroi de licences à l’Ukraine et à ses alliés européens pour la fabrication de missiles de croisière Scalp et du système de défense aérienne américain Patriot.

La Grande-Bretagne se joint au mouvement : Londres a annoncé qu’elle allait contribuer au prêt de 90 milliards d’euros que l’Union européenne accorde à l’Ukraine, dont la majeure partie est destinée à des achats militaires. Cela se traduira par des contrats de vente pour la société britannique BAE Systems et d’autres entreprises. Il ne s’agit pas d’un prêt gratuit censé aider à défendre l’Ukraine contre les frappes aériennes russes. Il s’agit avant tout d’une gigantesque escroquerie aux dépens des contribuables européens, qui financent les subventions accordées au complexe militaro-industriel.

La Russie a dénoncé la « Coalition des volontaires », désormais sur les chapeaux de roue, comme une coalition de bellicistes dont l’objectif est de faire en sorte que la plus grande guerre en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale se poursuive pendant des années.

Le slogan de la manifestation organisée cette semaine à Paris était « Déterminés à agir ». Il aurait été plus juste de dire « Déterminés à attiser » une guerre totale contre la Russie.

Le militarisme qui sévit dans toute l’Europe, sous l’impulsion d’élites bellicistes, mobilise des milliers de milliards d’euros pour tenter de renflouer leurs économies en faillite, grâce à des injections massives de capitaux dans les industries militaires et à la réorientation des infrastructures publiques vers des objectifs militaires. La société civile européenne est écrasée par ce militarisme hors de contrôle, justifié en désignant la Russie comme bouc émissaire et menace existentielle. La diplomatie visant à résoudre la crise en Ukraine, dont les racines historiques remontent à l’expansionnisme de l’OTAN, est inexistante car les élites européennes sont rongées par la russophobie et la faillite politique.

Rien n’est sans doute plus éloquent que les incendies qui font rage à travers l’Europe et les dizaines de milliers de décès dus à la canicule, alors que les dirigeants élitistes choisissent de gaspiller des ressources dans une guerre par procuration futile contre la Russie.

Macron, le Britannique Starmer, le chancelier allemand Merz, la Première ministre italienne Meloni, la haute fonctionnaire non élue de l’UE Ursula von der Leyen, Mark Rutte de l’OTAN, etc. – tous sont de plus en plus méprisés par leurs concitoyens, qui les considèrent comme des élitistes impuissants conduisant l’Europe vers une conflagration sans aucun mandat démocratique. N’est-ce pas là du fascisme ? Et pour couronner le tout, ils s’allient à un dictateur corrompu à Kiev qui refuse d’organiser des élections et enrôle de force des civils pour les envoyer à la mort.

Finian Cunningham

Article original paru en Anglais sur le site Strategic Culture Foundation et disponible à l’URL :https://strategic-culture.su/news/2026/07/14/euro-elites-fiddling-while-paris-burns



Fediverse reactions

5 réponses à « Les élites européennes jouent du violon pendant que Paris brûle »

  1. Ouf ! Cet article n’est pas du site. Si tel avait été le cas, j’aurais été fort déçu.
    Je ne discuterai pas les poncifs poutiniens qui témoignent d’une absence totale de recul et de faculté d’analyse de l’auteur qu’il serait possible de contrer sur bien des points, et je m’attacherai seulement à deux affirmations de sa part qui ramènent à l’Histoire.
    Quelles sont les qualités intellectuelles de l’auteur en matière d’Histoire pour affirmer que Louis XVI était un monarque détesté ? Ignore-t-il qu’en affirmant cela il ne fait que reprendre la propagande révolutionnaire républicaine qui lave la cervelle des Français depuis deux siècles (dont plus d’un siècle de façon ininterrompue) ?
    De même, affirmer que les dirigeants ukrainiens encenseraient les dignitaires « nazis » relève à la fois d’une méconnaissance totale de l’Histoire de l’Ukraine – pourtant récente – et d’une reprise sans recul de l’insupportable propagande néo-soviétique de Vladimir Poutine. Zelenski étant juif, l’imaginez-vous sérieusement rendre hommage à Adolf Hitler et Alfred Rosenberg ?
    Alors certes, ce défilé – démonstration de force prétendument « jamais vue » – était certainement destiné à fortement agacer le camp faisant face à l’OTAN, et j’ignore si cela a été le cas. Mais si tel a été le cas, les Russes en seraient bien sots. Car il était surtout pathétique pour une France ne disposant plus pour la défendre que d’un ramassis de femelles se prenant pour des mâles et d’une capacité offensive terrestre de 200 chars lourds – probablement moins – qui ne seront certainement pas renouvelé de sitôt tant ce pouvoir destructeur zélateur de l’U(RSS)E se montre incapable de bâtir des programmes d’armements pérennes avec les autres pays européens.
    En fait, le tyran Macron, comme à son habitude, cherchait surtout une fois encore à attirer l’attention sur lui pour ce qui sera très certainement son dernier défilé du 14 juillet en qualité de chef des armées. Le reste n’est que vaine littérature.

    1. Au sujet de Louis XVI, l’auteur n’est pas Francais. Lors des Jeux Olympiques de Paris c’était bien plus grave et c’était officiel et odieux. Plus de deux siècles plus tard, la haine est toujours tenace dans certains cénacles et tabernacles.

  2. Bin les russes ont juste envahis l’Ukraine. Poutine est « élu » de façon stalinienne depuis 20 ans… non à la difference de Zelinski, il n’enrôle pas du tout de force ses militaires, qui s’engagent bien volontiers et se réjouissent d’aller combattre le fasciste Zelinski…
    Sérieusement, si des faits sont juste, on comprend pas bien la démonstration ou au contraire trop bien : l’Europe est dictatoriale, certes, mais de là à nous faire croire que Poutine rend plus libre et qu’il n’est pas du tout à l’origine d’une corruption immense, comme le furent tous ses prédécesseurs et la grande majorité de ses homologues occidentaux…. On rêve un peu beaucoup à la folie !

    1. Si tu te libérais de tes projections d’esprit, Richard tu comprendrais que l’objectif de l’auteur n’est nullement « de nous faire croire que Poutine… » Il ne s’agit de rien d’autre que d’une analyse froide et objective. forçant le trait des intentions que tu veux prêter à l’auteur tu parvient juste à te rendre ridicule ; Qui traite Zelensky de fasciste?
      Quant à la nature des troupes de l’armée russe qui combattent en Ukraine, c’est simple: Il s’agit de soldats professionnels qui sont motivés par une (bonne) paye – ils signent un contrat professionnel et puis inch’ Allah ; procédé pas trop noble de la part des autorités Russes mais incomparablement plus – et surtout plus dignes – que celles de leurs homologues Ukrainiens qui envoient les criminels faire des razzias dans les lieux où les jeunes Ukrainiens sortent.
      Ma vision de cette tragédie est bien plus radicale que celle d’auteur ; vous n’êtes rien d’autre qu’une meute d »hyènes repus jusqu’à l’obésité pathologique mais dont l’appétit prédateur – tant de fois déjà démontré dans l’histoire humaine – n’en est même pas capable de tenir compte ; l’Europe s’est à nouveau montrée unie pour un nouveau pillage: Croisades, Napoléon, Hitler, aujourd’hui ; l’Histoire se répète et l’objectif plus ou moins le même. Par cette unité montrée au défilé du 14 juillet l’Europe occidentale vient de démontrer et sa nature dictatoriale et la constant historique de sa nature prédatrice

      1. Le fabuleux retour de Sclavus!!!
        Incroyable mais vrai!
        Même dans les forges de Vulcain, on désespérait d’en trouver pareil…

Commentaires/Discussion

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