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Contre toute attente et contrairement aux idées préconçues selon lesquelles aucune activité militaire ou spatiale ne peut être menée sans qu’elle soit interceptée par les myriades de satellites de surveillance en orbite basse, il est tout à fait possible de mener une activité spatiale militaire d’envergure sans trop de bruit. L’exemple le plus récent dans ce domaine étant les missions du drone orbital américain Boeing X37B mais également une étrange navette spatiale chinoise que l’on croit inhabitée et dont une photographie en orbite a été prise en mai 2026 par un satellite de Maxar Technologies (Vantor) à plus de 90 km de distance.

Vue aérienne d'une navette spatiale avec des panneaux solaires en orbite, illuminée dans l'espace noir.

Cette photographie à haute résolution a été incluse dans un rapport de la DIA (Defense Intelligence Agency) ou le renseignement militaire américain, publié en octobre 2026 pour révéler ce qui serait un avion spatial réutilisable chinois que des analystes soupçonnent être le Shenlong (Dragon Divin). Le hic est que cet avion spatial réutilisable était déjà en orbite, panneaux solaire déployés près d’un autre satellite militaire chinois dont on ne connaît rien. Cela signifie que ce n’est pas la première mission de cet appareil ressemblant au Boeing X-37B US en orbite.

La Chine a mené plusieurs missions orbitales avec ce véhicule expérimental depuis 2020 alors que le monde était aux prises avec la crise « sanitaire » connue sous le nom de C19, un épisode encore mal connu du début de la Première guerre hybride mondiale, aboutissement de toutes les guerres hybrides menées depuis la fin de la Guerre froide 1.0 (1947-1992). L’une des missions impliquant cet avion spatial orbital, la troisième selon certaines informations disponibles sur le net, a duré environ neuf mois (de décembre 2023 jusqu’à septembre 2024), et une quatrième mission a débuté en février 2026 et serait toujours en cours.

Ces missions secrètes démontrent les progrès réalisés par la Chine en matière d’opérations de rendez-vous et de proximité (RPO) et une capacité à faire manœuvrer des engins orbitaux et de les arrimer (commode en cas de combat orbital avec le retour de l’abordage à l’ancienne avec ou sans crochet). Comme le X-37B américain, cette navette orbitale a certainement les capacités de lâcher des objets plus petits en orbite.

Les États-Unis ont annoncé publiquement avoir déployé des armes en orbite terrestre et cela inclut naturellement des charges nucléaires.

En dépit d’essais nucléaires en orbite menées entre 1958 et 1962 au-dessus de la ligne Karman (+100 km ou 100000 m d’altitude) et on parle en général de neuf détonations nucléaires dans l’espace extra-atmosphérique (5 par les États-Unis et 4 par l’ex-Union Soviétique), on connaît assez mal les effets d’une explosion nucléaire en orbite ne générant ni champignon ni boule de feu mais des radiations et une puissante impulsion électromagnétique. Quelques esprits rêvant d’une sorte de mélange de Tetris et Bomberman à impulsion électromagnétique en orbite poussent vers une nucléarisation des forces spatiales tandis que d’autres veulent jouer aux pirates avec crochets, harnais, filets, nasses, cordes métalliques, bras robotisés, fléchettes, dards, boulets (oui, vous avez bien lu: boulets), chaînes métalliques et même des shuriken pour intercepter, aborder, capturer ou détruire des satellites et d’autres engins spatiaux en orbite.

Ce que l’on sait est qu’en 2026, deux puissances jouent à un petit jeu en envoyant des drones en orbite sans trop de bruit et que les soutes de ces drones d’un type nouveau peuvent emporter des charges « utiles » capable de générer de puissantes impulsions électromagnétiques susceptibles d’emporter des milliers de satellites vers le néant ou de créer des ceintures de radiations dont la dissipation peut prendre des années.

Cela n’augure pas de perspectives enchantées mais vu l’état des choses sur terre, cela ne peut être vraiment le pire scénario. Ce qui est certain est qu’il faudra dans tous les cas de figures réapprendre à se battre sans Starlink, sans Starshield et revenir aux fondamentaux. Dans un monde sans IA, sans Starlink, sans Starshield et sans Maxar, c’est le Houthi mâcheur de Katt qui s’en sortira mieux que quiconque.


Fediverse reactions

2 réponses à « Des petits jeux en orbite »

  1. We hope you are all in good health.

  2. Good to see you are back!

Commentaires/Discussion

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