Analyse indépendante de la géopolitique mondiale, de la stratégie militaire et de la pertinence de Sun Tzu dans les conflits modernes.

Si vous lisez ces lignes, prenez un instant. Jetez un œil à votre solde bancaire. Regardez le prix des œufs, de la viande ou d’un litre d’essence. Maintenant, regardez le bandeau d’actualités qui vante une « croissance résiliente du PIB » et un « ralentissement de l’inflation ».

Vous sentez-vous pris de vertige ?

Bienvenue dans la grande manipulation macroéconomique du XXIe siècle. On nous dit que le patient se rétablit, alors que c’est nous qui sommes ce foutu patient, et que nous nous vidons de notre sang. Nous entrons en Terra Incognita — une terre sans cartes, sans boussoles fiables, et certainement sans boussole morale. Les anciennes règles de l’économie sont mortes, ensevelies sous une montagne de billets imprimés et d’alchimie statistique. Et l’individu — du trader de Wall Street au vendeur de rue de Jakarta — est complètement, terriblement perdu.

La supercherie de l’inflation est le titre officiel de la satanée époque dans laquelle nous avons le grand malheur de vivre.

Commençons donc par le grand méchant désigné per se: l’inflation. On nous dit qu’elle « s’atténue ». Les responsables des banques centrales se félicitent, murmurant des mots comme « atterrissage en douceur ».

C’est du grand n’importe quoi.

Nous sommes tous devenus des pauvres malheureux.

L’inflation ne ralentit pas ; elle accélère et change simplement de visage. L’« IPC de base », qu’ils aiment tant citer, exclut les produits alimentaires et l’énergie — c’est-à-dire les deux choses dont on a réellement besoin pour survivre. En faisant abstraction de la volatilité de la vie, ils ont créé de toutes pièces une stabilité qui n’existe pas. Nous vivons dans un grand mensonge sur lequel est superposé un autre mensonge.

Le coût réel de la vie a donné naissance à une nouvelle arithmétique pour la classe moyenne mondiale : la « taxe » de la « shrinkflation » (payer plus pour moins de produit) et la « taxe » de la « skimpflation » (payer le même prix pour des services de moindre qualité). À Jakarta, le prix de l’huile de cuisson et du riz détermine si une famille prendra trois repas ou deux. À Alger, le prix volatile et instable d’un kilogramme de banane est à 12 euros (taux officiel). En France, les prix de l’énergie obéissent à des lois ésotériques et les payages d’autoroutes sont similaires au racket exercé par la violence par les coupeurs de route du Moyen-Âge. À New York, le loyer absorbe plus de 60 % du salaire net. Pourtant, les données officielles indiquent que nous sommes « sur la bonne voie ».

Ces chiffres ne sont pas seulement inexacts ; ils sont frauduleux. Ils visent à rassurer, et non à informer. Lorsque l’on manipule le dénominateur (la valeur de l’argent) tout en mentant sur le numérateur (le coût des biens), on ne fait pas de calculs économiques ; on fabrique de la propagande.

Tout va bien Madame la Marquise!

Les chiffres « zombies » de l’emploi

C’est peut-être dans les données sur l’emploi que réside le plus grand tour de passe-passe.

On nous dit que le chômage est à son plus bas niveau historique. On parle d’un « marché du travail tendu ». Mais regardons de plus près. Nous avons assisté à une forte augmentation du nombre de « personnes cumulant plusieurs emplois » — des personnes qui occupent deux ou trois emplois à temps partiel juste pour joindre les deux bouts. Le taux de chômage « U-3 » (le chiffre phare) relève du conte de fées, car il ne tient pas compte du taux « U-6 », qui prend en compte les sous-employés et les découragés qui ont tout simplement cessé de chercher du travail, estimant que cela ne sert à rien. Et cela effectivement ne sert plus à rien.

Ce n’est pas de l’emploi ; c’est un acte de désespoir, motivé par la survie, déguisé en dynamisme économique. Nous avons remplacé les parcours professionnels par des missions ponctuelles régies par des algorithmes. Nous avons troqué les régimes de retraite contre la loterie boursière.

Et qu’en est-il de la « Grande Démission » ? Ce n’était pas une rébellion ; c’était la prise de conscience, partout, que le contrat social avait été rompu. Les gens n’ont pas démissionné pour trouver de meilleurs emplois ; ils ont démissionné parce que le salaire qu’ils percevaient était une insulte sans nom à leur temps. Mais les statisticiens se moquent bien de la dignité. Tout ce qui les intéresse, c’est le chiffre.

L’absurde par et pour l’absurde

Nous vivons dans un monde où les mauvaises nouvelles sont de bonnes nouvelles, et où les bonnes nouvelles sont une tragédie. Si le chômage augmente légèrement, le marché rebondit car « la Fed pourrait marquer une pause dans ses hausses de taux ». Si une guerre éclate, les cours du pétrole s’envolent, mais la Bourse grimpe en flèche car « les valeurs du secteur de la défense sont en hausse ».

Ce n’est pas de l’économie. C’est la logique du casino. C’est le règne rêvé des malfrats et des truands (il paraît que eux aussi souffrent beaucoup en ces temps de « vaches » maigres…)

Nous avons créé un écosystème financiarisé totalement déconnecté de la production de biens et de services réels. La Réserve fédérale et ses homologues mondiaux naviguent à l’aide des étoiles dans un ciel qui a été modifié numériquement. Ils relèvent les taux pour lutter contre l’inflation, mais, dans le même temps, ils renflouent les banques qui ont fait faillite en pariant sur des politiques de taux d’intérêt nuls.

Il n’y a aucun repère ici. La courbe de Phillips (la relation inverse supposée entre l’inflation et le chômage) ne tient plus. L’assouplissement quantitatif et le resserrement monétaire sont des expériences menées à l’échelle mondiale, sans groupe témoin. Nous sommes des cobayes dans un laboratoire, et les scientifiques avancent à tâtons.

L’individu perdu

Des grattes-ciel de Manhattan aux warungs de Jakarta, le poids psychologique est le même : l’anomie, un profond sentiment d’absence de normes. Il n’y a plus de repères. Les valeurs ne se sont pas seulement inversées mais ont tout simplement disparu. Tout est possible et rien n’est possible. Le blanc et le noir sont interchangeables et il n’y a plus de chemin et tous les chemins ne mènent nulle part.

À New York, le financier voit son portefeuille fluctuer de manière effrénée tandis que son pouvoir d’achat stagne. Il ne sait plus s’il est riche ou pauvre ; il sait seulement qu’il est anxieux.
À Jakarta, le conducteur de moto-taxi voit le prix du carburant subventionné un mois, puis déréglementé le mois suivant. Il ne peut pas planifier l’éducation de son enfant car la valeur de la roupie suit un mouvement de yo-yo dicté par des flux de capitaux étrangers qu’il ne comprendra jamais.

Nous sommes tous à la merci des algorithmes et des communiqués de presse des banques centrales. Autrefois, l’avenir était une projection linéaire ; aujourd’hui, c’est un tourbillon chaotique. Impossible de planifier sa retraite. Impossible d’établir un budget pour les courses. Impossible de se fier au taux d’intérêt de son compte d’épargne.

Conclusion : sans règles, pas d’avenir

Le point essentiel à retenir est le suivant : nous ne disposons plus d’un mécanisme de formation des prix qui fonctionne. Le prix d’une maison, d’une miche de pain ou d’une action ne reflète plus sa valeur intrinsèque ; il reflète la liquidité déversée dans le système par une élite en proie à la panique. Et cette panique est totale.

Nous sommes entrés dans une ère post-économique. Les chiffres sur lesquels nous nous appuyons sont élaborés à des fins politiques, et non pour prendre des décisions économiques. Nous naviguons dans le brouillard : les instruments sont truqués, les phares sont éteints et le capitaine se masturbait non stop au volant avant de tomber raide mort.

Que pouvez-vous faire ? Voilà la question cruelle. Vous ne pouvez pas vous opposer aux banques centrales. Vous ne pouvez pas échapper aux chaînes d’approvisionnement mondiales.

Tout ce que vous pouvez faire, c’est prendre conscience que la « reprise » n’est qu’un mythe. C’est un récit inventé pour que le jeu continue. Dans cette Terra Incognita, les vieux conseils — « économisez votre argent », « investissez à long terme », « faites confiance aux données » — sont dépassés et obsolètes.

Nous n’entrons pas dans une récession car les jeux sont truqués; nous entrons dans une profonde crise d’identité du système économique mondial. Et tant que les élites n’auront pas admis que les modèles sont défaillants et cassés, la seule réponse rationnelle consiste à se replier sur soi-même, à bâtir des communautés locales résilientes (impossible avec des individus de plus en plus erratiques et détestant leur prochain) et à cesser de se fier aux gros titres des médias qui créent une fausse réalité.

Car les gros titres mentent. La carte est vierge. Nous sommes totalement livrés à nous-mêmes.

Vous vous sentez perdu ? C’est normal. Le système est conçu pour vous désorienter au maximum. Laissez un commentaire ci-dessous si vous avez délaissé les chiffres « officiels » au profit de votre propre indice d’inflation personnel.


Note: l’auteur de ces lignes a demandé la clôture de son dernier compte bancaire après avoir été reçu comme un simple « numéro ». Grand retour au cash de la vraie-fausse monnaie de singe Fiat.


Note bis: C’est difficile d’écrire sur l’économie en 2026 sans utiliser des gros mots et des insultes de bas étage.


Fediverse reactions

13 réponses à « Le grand décalage de la propagande économique et la descente aux enfers »

  1. Avatar de Nobody special anyway.
    Nobody special anyway.

    Bonjour.
    Question à l’auteur de l’article ci-dessus. En Occident, il est impossible de vivre sans compte bancaire. Vous ne vivez clairement pas dans un pays occidental mais quand même… Comment faites-vous pour être payé par votre employeur et comment payez-vous le loyer ou l’hypothèque? Tout cela en liquide?

  2. lui aussi de plaint des prix du carburant (1.98€) à l’époque

  3. bonjour, ce marchand de launaguet s’inquietent pour ses affaires avec un carburant a 2€ voir 2.3€

  4. La + grande arnaque de l’histoire a été la création des banques centrales, qui sont entre les mains d’interets privés contre les popualations. A commencer par laFED.

    Concernant le cout de la vie, y a comme un avis de tempete qui se prépare parce que comme chacun sait la depression qui arrive pourrait bien etre pire que celle de 1929 et est directement liée à ce qui se passe au Moyen Orient.
    L’Iran a declaré que si ces infrastructures sont detruites, les iraniens détruiront tout ce qui existe en infras dans tout le Moyen Orient y compris en Israel et Azerbaidjan -en particulier et surtout les rafineries-. Partant de là, tout pourrait s’emballer trés vite, provoquant une depression comme on en a jamais vu dans l’histoire comptemporaine. Le monde entier a constaté qu’en depit de ce que martelle les medias mainstream anglo saxons, et leur monstrueux bobards, les occidentaux n’ont aucune defense anti aerienne efficace. Ce qui pourrait pousser les iraniens à frapper egalement les rafineries au UK, Pays Bas, et meme aux USA.
    Inutile de vous dire qu’à ce moment là, le prix d’un litron d’huile pour manger vaudra le prix d’1 KG de caviar.
    C’est vraissemblablement à ce moment là, que le système economique et politique qui regne sur l’Occident depuis deux siecles pourrait s’effondrer.

  5. […] 27 août 2026Un passant Le grand décalage de la propagande économique et la descente aux enfers […]

  6. Mon propre gouvernement (fédéral belge) a pris les mesures pour appauvrir plus ou moins gravement une de plus en plus large frange de sa population et ce depuis sa mise en place il y a un an et demi. Sous prétexte (retenez-moi de rire) de remise à l’emploi alors que l’emploi n’en finit pas de disparaitre à part peut-être dans le secteur du bâtiment (et encore) en attendant que les ouvriers soient remplacés par des androïdes et – ce sera fait bien avant – que les rénovations thermiques imposées ne soient plus soutenables financièrement tout en se révélant totalement improductives à « sauver-la-planète »… Ne parlons même pas des retraites (je suis sexagénaire) postposées et probablement (le site gouvernemental n’est même plus en mesure d’évaluer son éventuel montant à venir) bousillées.
    Bien entendu par voie de conséquence la consommation ralentit et la situation économique s’aggrave. C’est tellement évident que ça ne peut être que voulu. Bien sûr, les ordres (appliqués avec zèle par des politicards psychopathes) viennent d’en haut, au minimum (mais en fait bien au-delà) au niveau de l’UE et de sa hyène…
    En plus, les ordures des merdias nous balancent – à qui est assez idiot pour (faire semblant d’) y croire – que c’est la faute à Poutine ou au blocage du détroit d’Ormuz.
    Pendant ce temps, réaction des populations ? Médusées, apathiques, fuyantes, divisées, cherchant davantage noise à son voisin encore plus mal loti plutôt que de s’en prendre à ceux d’en haut qui appliquent ce programme qui n’en est plus un en effet – est-ce d’ailleurs l’IA (et Satan?) qui gouvernent ces soi-disant « élites » devenues incompréhensibles ? Bref, je ne vois rien venir, à part quelques vidéos « révolutionnaires » sur Youtube qui ne convainquent que les déjà convaincus – où sont passés par exemple les Gilets jaunes ? asphyxiés comme nous tous par l’immonde Couillonacircus ! La blogosphère elle-même est un échec – en tout cas celle des boomers retraités franchouillards plutôt de droite dont une a commenté sur feu mon blog où j’expliquais le désastre économique en l’occurrence belge mis en place à l’époque au pas de charge : « que voulez-vous, le passant, il faut prendre son mal en patience » !
    Pouah…
    Mon blog est d’ailleurs fermé, appliquant de façon stricte le constat justement écrit ici-même il y a quelques mois : « Internet est mort ».

  7. Ci-dessous un article conservant toute son actualité

    Le pourquoi des choses en 2022…

    Ou CLAP de FIN…
    …pour un oligarque apatride, le rêve mille fois fait de l’emporter militairement contre ses adversaires confirme une imagination incapacitante. Pour lui, l’usage de la guerre n’est que le prolongement de la politique. C’est le pire du pire des psychopathes et l’actuelle OMS (Opération Militaire Spéciale) menée au son des canons vise à annihiler ses méfaits grandissants mais pas que cela. La nécessité de refondre le concept de Temps s’impose dans son entièreté. Ainsi, tout en se redéfinissant idéologiquement, le peuple humain planétaire sous sa forme la plus exigeante recouvrera pleinement et Sa Souveraineté et Sa Liberté. Deux principes intangibles, indissociables conformes à l’univers un et indivisible.

    En un sens, ce clap de fin, correspond au plus beau des défis humains, celui de faire en sorte de maîtriser, partout sur cette terre, la disparition de l’être capitaliste (homo sapiens d’apparence).

    Nous sommes, avec ce clap de fin, sous un feu nourri de propagande guerrière acharnée du camp impérialiste. Ecrite en lettres de sang, cela sert essentiellement à camoufler l’infériorité militaire occidentale dans ce qu’il faut bien comprendre comme étant son ultime tentative de masquer la réalité. Appuyé par une censure audio-visuelle implacable, tout révèle l’incroyable stupidité mensongère dont est coutumier l’oligarque. Connaissant ce qui précède les travailleurs de tous les pays doivent conserver, sans faillir, la plus grande vigilance. Enfin et pour rappel souvenons-nous que l’essence même d’un oligarque est d’imposer l’inique système capitaliste se résumant, peu ou prou, à accaparer, à accumuler le bien d’autrui en utilisant l’idée controversée d’un univers en expansion. Cette théorie, grande bienfaitrice pour le possédant, est pleinement mise en scène par ceux là même qui en profitent mais elle permet aussi, contre toute attente, d’appréhender toute guerre à la façon d’un cours magistral administré grandeur nature.

    Conclusion :
    Tout processus économique, dans sa forme productrice d’idées, est éminemment politique.
    A force de feindre d’ignorer cela on entérine sa propre exclusion sociétale. Aucune alternative, pour celle ou celui qui oublie son statut, que d’être confronté à l’application pleine et entière du marxisme scientifique confirmant présentement toute sa pertinence en étant l’irremplaçable outil pour comprendre la mésaventure de ce pauvre et malheureux oligarque apatride, en bien grande panique ces temps ci, découvrant pour lui-même l’incontournable principe de réalité.

    https://hommedutempslibre.com/Le-pourquoi-des-choses

  8. Avatar de Emmanuel Leroy

    L’esprit marchand, cette lèpre matérialiste que les Anglo-Saxons et leurs inspirateurs ont inculqué au monde entier a fini par contaminer la terre entière du moto-taxi de Djakarta au trader inutile de New-York en passant par le vendeur à la sauvette de Tizi Wezzu ou le retraité de Nogent-le Rotrou. Tant que les matrices de ce Système seront fonctionnelles l’humanité courra vers sa perte. L’avenir passera par le renversement de ce monde et le rétablissement des valeurs ancestrales. Mais la route sera longue et périlleuse.

  9. Bonjour.
    Petit exemple.
    Chiffrage par un distributeur de matériaux de construction, des mêmes produits en quantité identique , entre juillet 25 et Août 26 : + 75 %.
    Les préposés aux chiffrages étaient différents, donc le deuxiéme à forcé le trait pour gagner du galon, mais quand mème, on sens bien que c’est du jamais vu.
    En tout cas pour moi en 40 ans de pratique.

  10. Avatar de augusto pinochet,éboueur de rouges par hélico depuis 1973, porte gauche!
    augusto pinochet,éboueur de rouges par hélico depuis 1973, porte gauche!

    Encore un message codé, la dynamique technologique, je suppose…

  11. Comme disait l’épouvantail dans Batman : « que l’acheteur soit vigilent, j’avais promis que le composé ferait voyager, pas que l’on apprécierait les endroits visités ».
    Personne ne sait où l’on va, il y a des penseurs, des théoriciens, des messianiques, des complotistes. Tous cherchent à gratter de quoi bien vivre, mais aucun ne sait. Quand on vit dans le mensonge, la vérité commence là où s’arrête la chute.

  12. Il est fort probable que cela ne s’arrange pas, du tout au tout.
    J’ai commencé le potager il y a quinze ans quand déjà j’étais surpris chaque matin que le système tienne encore.
    Evidemment tout se dégrade encore, les choses, les relations, les graines reproductibles, les organisations, les gens.
    Et pourtant elle tourne!

    1. Avatar de N'importe qui
      N’importe qui

      Bonjour.
      Oui, vous avez bien observé cela. Les relations se détériorent tout autant que les choses matérielles (ou les valeurs morales).
      Et c’est à la fois inquiétant et intensément triste…

Commentaires/Discussion

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. Découvrez comment les données de vos commentaires sont traitées.

8 673 559 visites

Trending

En savoir plus sur Strategika 51 Intelligence

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture

En savoir plus sur Strategika 51 Intelligence

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture