Dans un accès de lucidité fulgurante, le président américain Donald Trump a fini par dire tout haut ce que tout le monde pense en privé : que l’Ukraine a besoin d’un nouveau leadership pour faire la paix et qu’en gros, Zelinsky doit partir. En fin matois, Trump tire le tapis sur l’Allemagne, la France et le Royaume-Uni, désormais les seuls pays au monde à vouloir la poursuite d’une guerre longue fort hasardeuse et risquée dans laquelle ils se sont ruinés. La mise à nu de cette obssession des trois pays à refaire la guerre contre la Russie et déclencher l’apoclyspe nucléaire et la destruction finale de l’Eurasie semble être un des éléments les plus importants dans une stratégie américaine pragmatique à quatre temps visant à affaiblir et les alliés (objectif presque achevé) et les adversaires en remodelant les règles du jeu et en altérant le paradigme belliciste de la composante européenne de la guerre mondiale hybride en cours. C’est la version hardie du saut du cavalier en L et cela devient fort intéressant.
On y reviendra.






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