Une guerre à la fois silencieuse et bruyante est menée par l’Union européenne pour exclure les candidats russes des Organisations internationales sous prétexte que la Russie menace l’ordre fondé sur les normes. Dernier épisode en date et non des moindres: la tentative européenne concertée de bloquer la candidature russe à l’IUT ou l’Union Internationale des Télécommunications.
L’Union Internationale des Télécommunications est l’agence des Nations Unies chargée de définir les normes mondiales dans des domaines allant de la 5G aux communications par satellite.
L’Union européenne et ses partenaires qui se considèrent engagés dans une guerre totale et « existentielle » avec la Russie ont mené une action soutenue et coordonnée pour empêcher les candidats russes d’accéder à des postes de direction de cette organisation avec pour objectif d’exclure la Russie et l’empêcher d’influencer les règles techniques qui régissent Internet et les télécommunications à l’échelle mondiale.
Le service chargé du renseignement de l’Union européenne est en train de déployer toutes les stratégies de guerre hybride possibles, incluant une combinaison de pressions pré-coordonnés et des approches sous fausse bannière.
Pour l’UE, cette campagne de guerre hybride sur le plan diplomatique sert de modèle à une stratégie plus large visant à contrer l’influence russe au sein des agences des Nations unies. Pour la federatifédérationie, chaque candidature bloquée lui rappelle que son influence est contestée au sein des institutions qu’elle autrefois contribué à bâtir.
Quant au reste du monde, la lutte autour de l’UIT donne un avant-goût de la manière dont se déroulera la bataille pour le contrôle de l’Internet mondial : non pas à coups d’armes, mais à coups de votes, de procédures et grâce au pouvoir discret des comités techniques.






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