Turexit: Will Turkey Leave NATO Over Post-Coup Attempt Rift with the US?
http://sputniknews.com/analysis/20160724/1043541265/turkey-nato-erdogan-obama-coup.html
Turexit: Will Turkey Leave NATO Over Post-Coup Attempt Rift with the US?
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2 réponses à « Turexit: Will Turkey Leave NATO Over Post-Coup Attempt Rift with the US? »
J’avais déjà dit qu’Erdogan est le roi du grand écart. Il a toutes les audaces politiques. On ne compte plus ses volte-faces, rien ne lui fait peur. C’est un jeu dangereux qui finira par lasser de tous côtés. Aussi bien à Riad qu’à Washington, Moscou ou Tel Aviv.
La vision médiatique russe des événements récents tend à tirer la couverture à soi. C’est de bonne guerre. Mais les déclarations de je ne sais plus quel ministre turc aujourd’hui affirmant que la Turquie voulait poursuivre dans la voie de l’intégration européenne devrait lui donner à réfléchir.
Il est possible que la Turquie puisse quitter l’OTAN, cependant j’ai des doutes sur cette faisabilté à court terme.
Tout d’abord quelles seraient les conséquences ?
L’empire US gère ses vassaux selon la bonne vieille formule diviser pour mieux régner.
Pour commencer il y a trois genres de d’alliés pour les Etats Unis.
– Ceux qui transforment les matières premières en produits finis à hautes valeurs ajoutées
– Ceux qui produisent de l’energie mais ne transforment pas les matières brutes en produits finis.
– Ceux qui sont un mix des deux, produisent -peu- d’ l’energie, mais produisent peu de produits finis -Australie, etc…-
Pour la première catégorie, l’element clef, le nerf de la guerre c’est les matières premières et donc l’energie -Allemagne, Japon, France, Italie etc…-
La seconde catégorie les pays arabes du golfe, du continent africain voir asiatique. Problème ils ne produisent pas d’aliments qui leur permettrait de nourrir leur population.
La troisième catégorie il est probable que la Turquie en fasse partie.
Comme vous pouvez le voir les américains se sont arrangés pour que leurs alliés ne soient pas autonomes. Partant de là, les leviers pour destabiliser les pays supposés alliés -mais en réalité vassaux- sont inombrables.
Dans le cas d’un Turexit, la question étant de savoir comment la Turquie va gérer sa destabilisation qui ne manquera pas de venir -kurdes essentielement-. Il est probable que pour parer aux tentatives US, les turcs vont se rapprocher des russes, des iraniens, de l’Irak et sans doute de la Syrie. D’où la trés importante visite d’Erdogan en Russie. Un tete à tete crucial prochainement avec Poutine.
En tout cas une chose est sûre, les américains ne peuvent se permettre de perdre la Turquie. Erdogan va donc moneyer trés cher la contribution de son pays à l’alliance atlantique.