Depuis 2015, Les anciens alliés de circonstance ont tenu tête avec une rare ténacité à la coalition militaire arabe menée par Ryad et fortement soutenue par l’ensemble des pays occidentaux mais il semble que rien ne va plus entre les forces régulières fidèles à l’ex-président Ali Abdallah Salah et les milices Houthis. 

La tension monte entre les deux ennemis jurés de Ryad et de Washington, notamment à la périphérie sud de Sanâa, où les partisans de Saleh célèbrent le 35ème anniversaire de la création de leur parti. 

Les deux alliés s’accusent mutuellement de négocier clandestinement avec l’ennemi au détriment de l’autre. 

Saleh a longuement combattu les Houthis lorsqu’il était à la tête de l’État, sans résultat décisif, avant de s’allier avec eux pour combattre l’Arabie Saoudite, les Émirats Arabes Unis et leurs alliés (Égypte, Soudan, Maroc, en plus d’armées privées occidentales) dans une guerre désastreuse pour l’ensemble des pays de la région. 

Le Yémen a été renvoyé à l’âge préhistorique mais malgré ses équipements fort onéreux, la coalition Arabe menée par Ryad a non seulement lamentablement échoué à atteindre le moindre objectif initial de cette campagne mais a exposé le territoire saoudien à des incursions des montagnards Houthis ainsi qu’à des tirs de missiles balistiques de courte portée tirés par les forces de Saleh.

Une éventuelle confrontation entre les deux alliés ne fera que compliquer davantage la situation humanitaire catastrophique dans ce pays mais a trés peu de chance d’offrir un avantage stratégique aux Saoudien car Saleh est connu pour sa capacité à se battre sur deux fronts à la fois comme il l’avait fait lors de la guerre civile de 1994 tout en nouant des alliances assurant l’équilibre tribal interne.

Il est également trés probable que l’Iran et la Syrie tenteront une mission de bons offices pour réconcilier les deux principales forces s’opposant à Ryad et ses alliés dans le pays. 

Cependant, force est de constater qu’après deux années d’une guerre terrible, il risque de n’y avoir aucun enjeu pour aucun des belligérants engagés. Mise à part l’effondrement patent de la stabilité en péninsule arabique. 

4 réponses à « Yémen: Vers une confrontation entre Saleh et les Houthis »

  1. Les USA se foutent de l’autorisation pour régler les comptes. Ce ne sont pas les seuls d’ailleurs…Il y a longtemps que le chef de village qui a organisé l’embuscade d’Usbin a eu l’occasion de vérifier s’il y avait effectivement 72 vierges qui l’attendaient.

  2. Ali Abdallah Salah n’est pas le genre de personnalité en qui j’aurais totalement confiance .
    mais bon  » a la guerre comme a la guerre  » !

    1. il a commis le crime d autoriser les drones US a survoler l espace aerien yemenite et executer des assassinat extra judiciaire sur son sol en toute impunité et sans le moindre procé sous couvert de guerre contre les cellules terroriste suite a l attaque d un destroyer US au port d Aden 12 octobre 2000 et voila que l ancien allié de la famille royale saoudite devient l allié des houthis ,échappant a un attentat lors de l insurrection et manifestation massive et confrontation armée contre des cellules d alqaida au temps ou il était président du Yémen pour l anecdote il fut soigner en arabie saoudite ( ironie du sort) ,pour finir il a tjr des entrées et des contacts avec des membres de la famille royale qui sont en conflit avec la politique étrangère des bensalman & co .
      il n est pas blanc loin s en faut l évolution des événements ont fait de lui un acteur incontournable et jouit forcement de popularité sinon comment expliquer sa longévité

Publicités

8 600 564 visites

Trending

Hide Ads for Premium Members by Subscribing
Hide Ads for Premium Members. Hide Ads for Premium Members by clicking on subscribe button.
Subscribe Now

En savoir plus sur Strategika 51 Intelligence

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture