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L’opposition à l’acquisition de l’avion de combat suédois  SAAB JAS 39 Gripen pour remplacer les F/A-18 de fabrication américaine des forces aériennes suisses monte au créneau. Un comité « libéral » soucieux de ne pas paraître anti-armée dénommé « Non au Gripen » considère une telle option comme du gaspillage de deniers publics.

Ce comité tente de rassembler des signatures pour un référendum sur la question. Un autre groupe dénommé « Groupe pour une Suisse sans Armée (GSsA) membre du Comité de la gauche a lancé le référendum début octobre.  Outre le GSsA, ce comité regroupe le PS, les Verts et le PCS.

Des observateurs estiment que dans le contexte économique actuel, l’achat d’un autre avion de combat est jugé inutile. Les deux comités antagonistes  ont jusqu’au 16 janvier pour déposer les signatures. Mais derrière cette apparente croisade contre le gaspillage pour les uns ou le militarisme pour les autres se cachent d’autres enjeux mettant en cause des intérêts liés au complexe militaro-industriel américain.

En plus de la Suède, le SAAB JAS39 Gripen est utilisé par  l’Afrique du Sud, la Hongrie; le Royaume-Uni, la Tchéquie et la Thaïlande.  Des pays comme l’Algérie, l’Inde, la Pologne ou la Roumanie se sont intéressés à cet avion de combat avant d’opter pour d’autres modèles russes, européens et américains.

gripen

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