Dans le flou depuis des semaines, la situation en Ukraine orientale a connu un nouveau developpement malgré une longue période de déclarations à l’emporte-pièce du côté ukrainien. Sur le front, les soldats ukrainiens sont très en colère et critiquent ouvertement les traîtres et autres menteurs du gouvernement de Kiev. Certaines unités de l’armée ukrainiennes ont subi de lourdes pertes. Jusqu’à 70 soldats hors combat par jour depuis deux semaines.
A Kiev, le Président ukrainien Petro Porochenko ne parle pas moins d’une “invasion russe”. Cette déclaration intervient après la perte de trois localités près de Donetsk. Il en appelle à une aide militaire d’envergure de la part de l’Occident. Il en appelle également à une réunion d’urgence du Conseil de Sécurité de l’ONU où les envoyés US et russe vont certainement s’échanger de très bons procédés.
Côté russe, ce n’est évidemment pas la ruée vers Berlin comme en 44-45. Le ministère russe de la défense dément les informations de Kiev et affirme qu’aucun élément probant n’indique qu’une quelconque implication russe est en cours.
Cependant, les forces de défense populaire à Donetsk ont rendu publique une information selon laquelle près de 4000 volontaires russes (dont une majorité de Tchétchènes) seraient parmi ses unités. Rien d’étonnant quand on sait que des mercenaires US et d’autres issus de pays de l’Otan ou Hors-Otan combattent aux côtés des forces ukrainiennes.
Les bastions séparatistes de Donetsk et de Lougansk que Kiev a promis de capturer tiennent non seulement tête à l’armée ukrainienne mais sont en train de passer à la contre-offensive. Ils sont pas les seuls; des bataillons de l’armée ukrainienne menacent également de quitter le front et de marcher sur Kiev pour faire tomber un gouvernement qu’ils qualifient de traître et corrompu.
Ces développements ont amené la Suisse à convoquer une réunion de l’OSCE (Organisation pour la Sécurité et la coopération en Europe) où Kiev et Moscou ont échangé pas mal de flèches empoisonnées. Les ukrainiens criant à l’invasion. Les russes se contentant de démentir toute présence russe au delà de la frontière.
Après de semaines de déclarations ukrainiennes sur d’hypothétiques convois de blindés russes, voire sur l’établissement d’un état-major russe près de la frontière, il semble que Kiev ne supporte plus la défaite de son armée au sud-est de son territoire.






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