Les médias mainstream veulent que nous focalisons toute notre attention sur deux thématiques (plutôt des calamités) particulières et convergentes: l’Etat Islamique d’Irak et du Levant (Daech) et le virus d’Ebola. Pourquoi?
Hier soir, des chaînes de télévision basées dans la province irakienne d’Al-Anbar dont le gouvernement provincial vient officiellement de solliciter des troupes terrestres américaines pour prévenir la chute de cette province sous la coupe des zombies de Daech, ont passé le film US « Gladiator ». C’est d’ailleurs le même long métrage qui a été diffusé dans la ville d’Ain-al Arab ou Kobané où se déroulent une bataille rangée entre Daech et les comités populaires de La Défense kurde.
Au total, les américains ont effectués près de 350 sorties au dessus de l’Irak et près de 97 en Syrie. C’est très ou trop peu, comparativement avec le nombre fort impressionnant de sorties aériennes de la seconde guerre du Golfe.
Comme prévu, l’Iran vient de réagir. Téhéran a publiquement déclaré entre autres que toute tentative d’instauration d’une zone d’interdiction aérienne au dessus d’une partie du territoire syrien serait contrée d’une manière énergique, dure et spectaculaire…
Ailleurs, la nouvelle variante d’Ebola suit son cours. Ce n’est pas encore une pandémie mais cette éventualité ne risque pas de déplaire à certains esprits retors et cupides. Le virus n’a pas fait ses preuves en Asie. En attendant, il compromet sérieusement les économies d’Afrique occidentale.
Espérons qu’il n’y aura pas de croisement malheureux entre la nouvelle variante du virus et Daech car on ne sait jamais trop par les temps qui courent.
En réalité, les deux calamités rapportent gros. C’est des produits marketing à très haute valeur ajoutée visant l’ouverture de nouvelles perspectives et de nouveaux marchés aux grosses corporations. Ça génère du profit. Donc c’est utile. Pragmatisme forcené.
On vit une période assez étrange en somme. Un peu trop pour que ça relève du cours ordinaire des choses. Ce n’est pas 1903 et encore moins 1913. Même si certaines similitudes sont assez troublantes.





