Le journal électronique algérien « Tout sur l’Algérie » a disparu et aucun média algérien n’a osé l’ombre d’une explication sur cette disparition subite. Une nouvelle ère règne à Alger après la mort en prison d’un blogueur poursuivi pour des peccadilles puis par une répression intelligente, usant surtout de moyens de coercition financière, visant la presse et les médias jugés récalcitrants à adhérer au nouveau règne des requins de la finance publique.

Pire, la nomination au poste de premier ministre d’un funeste personnage ayant déjà occupé à plusieurs reprises ce poste depuis 1994 a donné le coup d’envoi à une très curieuse campagne médiatique entamée par la télévision publique. Dans un style très peu professionnel et avec des moyens d’amateurs, le média public projeta une forme de film documentaire (de très mauvaise qualité à tous points de vue) retraçant des épisodes macabres de la guerre civile ayant ravagé le pays durant les années 90.

Le message est troublant et incertain: accepter l’austérité ou revenir aux années de sang et de feu. Implicitement c’était moins un avertissement qu’une menace. Un fiasco en termes de communication puisque pour certains ce document fournit désormais la preuve que ceux qui ont renommé le premier ministre et gèrent le pays en coupe réglée sont les mêmes qui ont déclenché les violences de la guerre de 1992-2002. Erreur ou pas, c’est un faux pas fatal.

L’Algérie de 2017 est régentée par des oligarques ultralibéraux qui ne jurent que par l’exploitation du gaz de schiste (danger environnemental extrême) , les prêts bancaires, la planche à billets et la démocratisation de la corruption. Rien de nouveau par rapport à d’autres pays du voisinage et d’ailleurs « passés par cette étape » avec son lot inévitable de fléaux sociaux et de drames. Le problème est que ce pays fut dans une époque pas très lointaine l’un des plus avant-gardiste en matière de lutte contre le nouvel ordre économique mondial et l’impérialisme.

Que c’est-il donc passé de si grave pour que de larges fractions de sa population s’engagent dans une course effrénée à l’argent facile ou mal-acquis, alors que son élite n’arrive plus à se renouveler à cause d’une politique gouvernementale délibérée et irresponsable ayant pour objectif la destruction des conditions favorables à l’émergence ou le renouvellement d’une élite intellectuelle ou culturelle, créant ainsi un désert total où les individus ne songent qu’à quitter le navire à la première occasion?

Cela mérite une réflexion qui n’est pas du ressort exclusif de cet espace.

C’est aux journalistes algériens de s’exprimer sur ce sujet sous peine d’assister à un naufrage annoncé dont les conséquences seront désastreuses (et probablement fatales) pour le Maghreb, l’Union européenne et la Méditerranée occidentale.

 

 

 

3 réponses à « Algérie: gaz de schiste et censure »

  1. c’est hors sujet mais aussi sujet d’une très grande importance d’actus .
    quelle est la boisson sucré la plus bu dans le monde et pourquoi ces ingrédients sont tenus au plus grand secret et que cache cela , les ingrédients de base c’est facile à analyser mais le reste et ces réactions à l’intérieur du corps humains , dans les cellules et c’est vaste que cela .

  2. Avatar de ouverture des plaies douloureuses
    ouverture des plaies douloureuses

    j’ai comme un malaise de tristesse en lisant cet article , car tout cela dans l’avenir va très mal se finir , les vrais journalistes ne peuvent rien faire , dire , écrire , car leurs vie et celles de leurs famille sera en grand danger de mort , oui je le dis bien de mort et ceux qui racontent des bla eux seront récompensé .
    tout les pays de la zone est concerné .
    quel gachis que cette destruction de la libye et autres pseudo révolution colorés .
    l’ukraine , la syrie , l’irak , yemen et ainsi de suite et cela aura une répercussion en europe du sud et du nord .
    les pseudo expert peuvent raconter leurs palabres sans fin et pour dire les erreurs du passé commis par les politiques occidentaux et us ect… , mais la réalité est bien la , au présent , le mal à été fait et c’est cela les répercussion à venir .
    et il y a des association en afrique qui viennent de déposer une plainte auprès de la CPI , concernant le bismuth pour crime de guerre .
    il faut des gens de la trempe comme thomas sankara , assassiné , pour diriger l’afrique .

  3. L’Algérie est un des rares pays de par le monde à avoir autant d’atouts, et à les gacher aussi facilement et lamentablement.
    Pour ma part, je ne crois pas aux mythes tenaces du tarrisement des ressources energetiques dans ce pays. Bien au contraire, le seul réel boulet pour l’Algérie, c’est les élites qui dirigent et orientent.
    Quand on voit ce que sont devenus la Corée du Nord, et l’Iran aujourd’hui, on peut se demander qu’ont fait les leaders algériens depuis 1962 ? A part peut être dégueuler sur le bouc emissaire bien utile la France, et cette sempiternelle période coloniale!
    Mais pouvait-on s’attendre à autre chose venant des rentiers de l’indépedance, incultes, incompétents, escrocs ?

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