Une percée technique permet aux israéliens et à l’US Air Force de bombarder des sites en Syrie et en Iran en attendant la réaction technologique russe.

Les nouveaux missiles de croisière israéliens seront certainement contrés d’ici peu mais les raids de missiles israéliens sur Damas en ce lundi 20 juillet 2020 démontrent que la guerre technologique fait rage. La moindre percée technique permettra à l’un des principaux protagonistes de la guerre en Syrie d’emporter un avantage comparatif relatif mais toujours temporaire.

La guerre électronique évolue très vite en ce mois de juillet 2020. Les syriens apprennent qu’il ne faut jamais se fier a un système unique et que la diversification des fournisseurs de systèmes d’armes s’impose comme une évidence. Cependant, la guerre économique et financière que subit la Syrie mais aussi le Liban rend l’acquisition de nouveaux systèmes sophistiqués très difficile.

Au prochain mouvement de pion sur un échiquier sans bord ni fin.

30 réponses à « Une percée technique permet aux israéliens de cibler Damas et des sites à l’intérieur de l’Iran, en attendant le prochain équilibre des forces »

  1. concernant l’Iran, je pense qu’il ne s’agit pas de frappe de missiles ni aériennes, peut-être de sabotage sur un ou deux sites…

    https://lesakerfrancophone.fr/les-recents-accidents-industriels-survenus-en-iran-ne-sont-que-des-accidents-pas-des-sabotages

  2. Il est important de relancer l’industrie Syrienne. L’impression de shekels pourrait être une mesure de rétorsion amusante et lucrative. La fabrication de fentanyl créerait une industrie chimique à haute valeur ajoutée. Si Hollywood soutient trop Israël, l’accès gratuit du plus grand nombre à la culture pourrait être facilité sur torrent.assad.sy

    Et l’incendie fortuit d’un pétrolier alimentant Israël, suite à un accident malencontreux, serait une conséquence économe en vies humaines pour punir les terroristes en F-16.

  3. Le 21 juillet 2020 Par Ali Akika

    Pourquoi l’accord Chine-Iran fait trembler l’Amérique !

    Le président iranien, Hassan Rohani, et le président chinois, Xi Jinping.
    L’entente qui fait peur.
    L’accord Chine-Iran de 25 ans «snobé» par la presse européenne crée, en revanche, de l’inquiétude aux Etats-Unis et en Israël.
    Ledit accord va introduire de grands bouleversements potentiels dans le domaine économique, géostratégique qui vont s’accentuer avec une certaine remise en cause de la mondialisation, pilotée par les Etats-Unis.
    Le monde entier, ahuri, avait assisté au spectacle des Etats-Unis «quémandant» (mais en payant cash) des masques et des respirateurs à la Chine et à la Russie. L’Union européenne a révélé aussi sa dépendance et l’absence de solidarité entre ses membres. L’on sait que les Etats-Unis et l’Europe ont des capacités industrielles, technologiques et financières pour inonder au sens propre du terme le monde entier en masques, respirateurs, médicaments.

    Pourquoi diable ces deux monstres économiques ont-ils eu besoin de recevoir de l’aide de la petite Cuba ? Tout simplement, ils «ont exporté» leurs usines ailleurs pour faire suer le burnous pour des clopinettes et ramener leurs vêtements et médicaments pour pas cher. Sont-ils benêts à ce point ? Pas le moins du monde ! Ils sont prisonniers de la folle recherche du profit maximum et le plus rapidement possible. Derrière cette «folie» se cache une vision financière de l’économie alors que celle-ci est, selon ses pères fondateurs, politique (1). C’est cette vision qui a poussé les Etats-Unis et l’Europe à se désindustrialiser et que Trump essaie de ramener «ses» usines chez lui. Mais, d’une part, c’est trop tard et, d’autre part, ce n’est pas si facile. De plus, cette financiarisation de l’économie ne connaît qu’une boussole, celle du temps court alors que l’économie (comme la science) obéit au secret de l’accumulation, donc du temps long.

    La guerre commerciale qui fait rage entre la Chine et les Etats-Unis se déroule donc dans un décor de la confrontation entre deux visions philosophiques de l’Histoire. C’est pourquoi un détour par l’histoire de ces pays est nécessaire pour comprendre les tenants et les aboutissants de la confrontation en cours. La guerre du feu et de l’acier est une option nulle pour l’heure. La faire revient à jouer à qui gagne perd. Chacun des adversaires sait quand bien même il gagnerait, il ne se relèverait pas du champ de ruine que son ennemi aura labouré avec des armes qui dilue tout, même l’air invisible.

    Première puissance hors catégorie, les Etats-Unis s’échinent à rester le gendarme du monde. Ils utilisent évidemment leur puissance militaire, le levier du dollar comme monnaie internationale et ont même élevé leur législation nationale au-dessus de la «loi internationale». Dans le doux confort de leur puissance, ils pensent que personne n’oserait se mettre sur leur chemin. Leur erreur est liée à leur philosophie reposant sur leur légendaire pragmatisme. Ils oublient juste que la politique n’est pas guidée par des yeux rivés sur un guidon mais par une boussole qui indique d’où l’on vient et où l’on va. Avec Trump, l’arrogance et le pragmatisme se sont mariés et ça a produit des embargos et des sanctions à tout bout de champ.

    En face d’eux, des puissances émergeaient et devant cet enfant gâté par une petite parenthèse de l’histoire d’une centaine d’années, ces nouvelles puissances lui firent comprendre que leur culture millénaire leur a permis d’élaborer avec l’art et la manière comment dégonfler l’enflure des egos. Lesdits pays émergents se sont rassemblés en une organisation nommée Brics (1) pour contourner l’écueil du dollar qui fait la pluie et le beau temps sur le commerce mondial. Ils décidèrent donc de payer les marchandises dans les échanges entre leurs économies avec leur propre monnaie nationale en attendant la mise sur pied d’une monnaie spécifique qui leur est propre pour leurs échanges. L’Europe, en dépit de l’opposition des Américains et grâce à sa puissance économique, a réussi à créer son euro. Les Etats-Unis voient en l’Europe un marché qui a besoin de son parapluie nucléaire. La Russie, certes, armée jusqu’aux dents n’est pas un adversaire économique. Leur attention est focalisée sur la Chine et l’Iran. Des proies que l’on pense mettre aux pas. Erreur et quelle erreur !

    L’Iran n’est évidemment pas un pays qui leur fait de l’ombre sur le plan économique. Ce qui les ennuie, ce sont des problèmes politiques et géostratégiques. Comme on le sait, leur protégé Israël n’est pas rassuré par une puissance dont on soupçonne qu’elle a le désir et les capacités de fabriquer une arme nucléaire. Ni Israël ni les Etats-Unis ne s’interrogent sur leurs propres armements nucléaires ni sur «leur droit» de s’octroyer l’interdiction aux autres ce qu’ils possèdent en abondance. Sans doute qu’ils se considèrent comme des Etats «civilisés» et dirigés par des hommes d’Etat rationnels. Leur volonté d’empêcher l’Iran de posséder l’arme nucléaire est motivée par leur peur de voir ce pays potentiellement capable de fermer le Golfe et d’enfermer toutes ces principautés arabes gorgées de pétrole mais incapables de se défendre. Bombe nucléaire ou pas, les Etats-Unis ne peuvent abandonner ces principautés «amies».

    L’Iran, sous embargo depuis 40 ans, n’a pas courbé l’échine, elle est en train de conclure un accord faramineux de quelque 400 milliards de dollars. Avec qui ? Avec la Chine pardi ! qui est le grand cauchemar de Trump. Pourquoi un tel cauchemar provoque-t-il une telle colère chez le président américain ? Parce que la Chine vient de conclure deux accords qui vont modifier, dans un proche avenir, la physionomie de l’économie et du commerce dans le monde. Nous verrons plus loin les conséquences d’un tel bouleversement. A la politique du jeu du bluff de poker dans lequel excellent les Américains, les Chinois et les Iraniens répondent en bons joueurs de Go et d’échecs, deux jeux qui sont la quintessence de la rationalité sans une once de psychologie, ni de l’esbroufe du poker.

    La Chine est une vieille connaissance de l’Amérique. Elle partage avec les Etats-Unis le Pacifique. Elle a un très gros avantage sur son adversaire. Elle est à la fois puissance maritime du Pacifique et puissance continentale ayant pratiquement des frontières avec tous les pays amis de l’Oncle Sam. Ces atouts géostratégiques reposent sur une économie 2e du monde, une puissante marine de guerre capable de tenir en respect d’éventuels «pirates» qui se croient tout permis dans l’immense Pacifique où se trouvent des alliés traditionnels de l’Amérique, le Japon et le continent Australie.

    Pourquoi le contrat Chine-Iran enrage-t-il les Etats-Unis ? Parce que ce contrat desserre l’étau américain qui étouffe l’Iran. L’Iran pourra vendre son pétrole à la Chine grosse consommatrice de cette matière première. Leur commerce échappera à la dictature du dollar puisque les échanges économiques peuvent se passer des banques américaines, etc. Outre la possibilité de vendre son pétrole, la Chine s’engage à investir dans des infrastructures en Iran de toutes natures, impossibles à réaliser à cause de l’embargo américain. Quant à la Chine, elle entre dans une région stratégique où les Etats-Unis compte de nombreux amis comme on sait. Une région utile pour sa route de la soie. La Chine est déjà présente sur le continent africain (Djibouti), elle sera dorénavant «installée» en face, en Iran, dans le port de Chabahar qui a une liaison directe avec la Chine.

    Ainsi présente sur les deux bords Afrique-Asie, la Chine s’est donné les moyens de se projeter à partir d’une route maritime où passe près du tiers du pétrole et des ports sur la route de la Méditerranée (canal de suez) et à partir d’Iran sur les mers chaudes de l’Océan indien. Quant à Israël, il rumine sa rage pour deux raisons. On sait que les Américains lui ont interdit «d’offrir» Haïfa à la Chine pour sa route de la soie. Il perd ainsi un grand partenaire économique et, cerise sur le gâteau, la Chine «libérée» de ses liens économiques avec Israël ne va pas s’empêcher de renforcer ses liens avec des pays de la région. Bref, pour Israël, le cauchemar se conjugue en termes économique et politique.

    Les effets de ces bouleversements seront énormes sur le plan géostratégique (militaire et diplomatique) mais aussi à la suite de l’émergence d’une zone économique gigantesque qui échappera à la domination du dollar. En effet, les deux accords en cours de concrétisation entre la Chine et l’Iran et entre la Chine, la Russie et l’Inde vont concerner d’immenses et puissants pays représentant démographiquement près de la moitié de l’humanité. Pour la petite histoire, on remarque que ces zones géographiques étaient les royaumes du commerce depuis l’antiquité jusqu’à Marco Polo qui ouvrit l’Asie à une Europe prête à entrer dans la Renaissance qui accouchera de la naissance du capitalisme. La Chine, aujourd’hui avec sa route de la soie, «renoue» d’une certaine façon avec son histoire.

    On peut supposer et espérer que cette nouvelle aire économique, débarrassée de l’épée de Damoclès du dollar, saura introduire d’autres paramètres dans les relations internationales qui souffrent de nos jours des contradictions d’un monde qui tente de résoudre ses problèmes en les exportant chez les autres. Par des guerres et, plus «pacifiquement», en faisant tourner la planche à billets du dollar pour que les enfants du tiers monde paient les extravagances des enfants du Coca-Cola de l’Oncle Sam.

    A. A.

  4. Raids israéliens contre la Syrie : la DCA iranienne est intervenue? – Site de la chaîne AlManar-Liban
    https://french.almanar.com.lb/1820832

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