Distribution initiale: Restreinte.
Les médias mondiaux ont récemment été dominés par deux initiatives majeures de l’administration Trump : une campagne pour acquérir le Groenland auprès du Danemark et le lancement du « Conseil de paix » chargé de superviser la reconstruction de la bande de Gaza. Bien que ces initiatives soient présentées comme des efforts isolés – l’une concernant la sécurité dans l’Arctique, l’autre la « paix » au Levant –, un examen plus minutieux des mouvements militaires, des pressions diplomatiques et du timing stratégique révèle une réalité plus alarmante: Ces projets ne sont que du théâtre stratégique visant à tromper un ou plusieurs adversaires. Cela fonctionne comme une tromperie stratégique coordonnée, détournant l’attention politique et médiatique d’un renforcement rapide et à grande échelle de la présence militaire américaine au Moyen-Orient, qui vise explicitement l’Iran, objectif prioritaire de la Grande et longue stratégie visant à prendre possession de la majorité des ressources énergétiques fossiles de la planète.
En substance, la crise du Groenland n’est qu’un spectacle très secondaire visant à occuper les alliés qui se disputaient au sujet d’une île gelée pendant que les États-Unis déplacent discrètement leurs forces vers le sud, en direction de l’Iran. Le fameux « Board of Peace » ou Conseil de la Paix lancé en grande pompe, est présenté comme un outil révolutionnaire pour la stabilisation de la bande détruite de Gaza et la « résolution » des conflits mondiaux. Dans la pratique, il fonctionne comme un trou noir diplomatique et un projet vaniteux. Le conseil d’administration de ce projet est structuré comme un « club payant » avec Trump comme président à vie, exigeant des contributions d’un milliard de dollars pour devenir membre permanent. Cela a suscité des rejets et des refus de la part des pays sauf de quelques-uns soit immensément riches ou bien que l’on peut qualifier d’aplat-ventristes par vocation.
Ce que l’on retient est que le L’accent mis par le conseil sur Gaza et la paix sert de couverture rhétorique. Il permet à l’administration de se présenter comme un artisan de la paix mondiale tout en proférant des menaces explicites d’action militaire contre l’Iran. Les annonces très médiatisées du conseil pour la paix détournent l’attention des médias des préparatifs de guerre incessants.
Pendant que ces diversions se déroulent, les préparatifs militaires, qui se poursuivent sans entrave, indiquent un objectif unique et clair : l’Iran.






Répondre à AnonymeAnnuler la réponse.