Qu’est-ce qui a rendu le système de missiles Sol-Air S-200 (Sa 5 Gammon selon la nomenclature de l’OTAN), un système relativement ancien initialement conçu dans les années 60 (mis en service en 1967) redoutablement efficace contre le nec plus ultra des avions de combat comme les variantes israéliennes (et donc hyper musclées à tous les niveaux) du General Dynamics F-16 et du McDonnell Douglas F-15 et même le Lockheed Martin F-35 Lightning 2?
La réponse partielle à cette question réside dans l’usage d’un système radar VHF mobile AESA (Active Electronically Scanned Array) ou radar réseau à commande de phase à balayage actif similaire au type RLM NEBO M couplé aux batteries de missiles SAM. Ce radar est un ensemble d’antennes (pouvant atteindre 1500) sous-modules indépendantes les uns des autres et disposant chacun de sources propres et qui rend l’ensemble du système très flexible, modulable et apte à survivre même dans les environnements électromagnétiques les plus hostiles.
Un tel système peut discerner les vraies cibles des leurres ou des faux échos produits par des contre-mesures et le brouillage électroniques tout en dirigeant les missiles S-200 vers la cible. Sans de tels système, la défense antiaérienne syrienne n’aurait jamais pu savoir où se trouve la cible réelle.
C’est la raison pour laquelle l’aviation israélienne ou US pouvaient impunément bombarder des pays tiers ne disposant pas de moyens de contre-contre mesures électroniques et encore, ils poussaient la prudence à ne jamais bombarder des cibles au dessous d’une certaine altitude où la portée des canons antiaériens pouvait s’avérer efficace (notable exception, la Libye qui ne disposait pas d’un système fiable et organisé de DCA).
L’Irak possédait beaucoup de S-200 et son efficacité de 1991 à 2002 n’a pas été du tout remarquable malgré les efforts incessants et désespérés des ingénieurs locaux pour contrer ou feinter les mesures électroniques adverses qui rendaient leurs radars quasiment aveugles.
En Syrie, les vieux S-200 sont parvenus à abattre des F-16, des F-15 et des F-35 (avion de combat de 5ème génération) grâce à des radars AESA Multi-statiques à balayage actif. Qu’en est-il alors de systèmes SAM plus récents comme le S-300 ou le S-400, voire le futur S-500?







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