Le 2 septembre 2025, Donald Trump a annoncé la première frappe militaire américaine dans le sud des Caraïbes contre une petite embarcation soupçonnée par Washington de transporter de la drogue en provenance du Venezuela. Trump a pratiquement évité de fournir plus de détails sur cette frappe lors de son discours, mais a déclaré plus tard sur le réseau social « Truth Social » que 11 personnes appartenant au gang Tren de Aragua avaient été tuées. Trump a inclus une vidéo non classifiée de la frappe meurtrière sur ce qui semblait être un petit bateau. Ce qui était certain est que le coût des missiles utilisés était plus élevé que le coût de l’embarcation et de sa cargaison.
Le 15 septembre 2025, soit presque deux semaines après la première frappe, les forces armées US ciblent une deuxième petite embarcation en provenance du Venezuela, causant, selon certaines sources d’information dans le domaine public, trois morts. Le 19 septembre, Trump annonce via son réseau social une troisième frappe visant une embarcation en précisant que le rafiot « était affilié à [une organisation terroriste désignée se livrant au trafic des stupéfiants].
Le 3 octobre 2025, le Secrétaire d’État à la Guerre, Pete Hegseth, un personnage assez bizarre portant tatouages et ressemblant physiquement à la description des pirates des Caraïbes au XVIIIe siècle et qui ne doit son poste qu’au clientélisme de Trump, annonce sur le réseau social X une quatrième frappe militaire US contre une embarcation dans les Caraïbes.
Le 14 octobre, Donald Trump annonce sur le réseau Truth Social la cinquième frappe visant une embarcation au large du Venezuela, ayant causé la mort de six personnes.
À ce point, ces actions commencent à susciter des inquiétudes au sein du Congrès US quant à la légalité de ces frappes militaires contre des civils dans un contexte de non conflit armé.
Les législateurs républicains et démocrates ont exprimé leurs inquiétudes quant à la légalité des frappes contre les embarcations soupçonnées de transporter de la drogue. Le sénateur Rand Paul, républicain du Kentucky, a demandé « les preuves les reliant à un gang » et les noms des personnes tuées.
Le représentant Jim Himes, démocrate du Connecticut, a qualifié ces frappes d’« assassinats illégaux ».
Ces protestations n’ont pas empêché une sixième frappe effectuée le 16 octobre 2025 contre, cette fois, ce qui serait un sous-marin artisanal dans les Caraïbes. Cette sixième frappe aurait tué deux personnes. Des médias rapportent l’existence de survivants arrêtés par des forces spéciales US.
Le jour même de cette sixième frappe, Pete Hegseth a annoncé dans un message publié sur X que l’amiral Alvin Holsey, allait quitter son poste de commandant du Commandement Sud des États-Unis. Selon la version aseptisée mais correcte du New York Times, l’amiral Alvin Holsey « avait fait part de ses inquiétudes concernant la mission militaire américaine en Amérique centrale et en Amérique du Sud, ainsi que les récentes frappes contre des bateaux soupçonnés de transporter de la drogue au large des côtes vénézuéliennes ». En réalité, cet amiral comme d’autres officiers de l’US Navy trouvait dégradant que la marine de guerre US se trouvait réduite à effectuer des missions de police dans le cadre d’une exploitation politicienne de l’administration Trump poursuivant un objectif de changement de régime au Venezuela et la capture de ses réserves, ressources et installations pétrolières.
Le 17 octobre, Hegseth confirme la septième frappe en précisant qu’elle ciblé une embarcation affiliée avec ejército de liberación nacional qu’il qualifie de cartel terroriste assimilé à « Al-Qaïda de l’hémisphère occidental ». Ces éléments de delirium tremens post intoxication aux narcotiques sont uniques dans les annales. D’un point de vue stratégique, Washington construit un casus belli pour intervenir militairement contre le régime de Nicolas Maduro mais la forme, cette fois, est marquée par des excès relevant des pires moment de la téléréalité ou télé-poubelle où le bling-bling se disputait à l’indigence cognitive.
Le 21 octobre 2025, une huitième frappe US cible une embarcation soupçonnée de transporter de la drogue à l’est de l’océan Pacifique. C’est la première frappe US dans ce cadre en dehors des Caraïbes. Le lendemain 22 octobre, Hegseth annonce via X une neuvième frappe dans le même secteur. Les deux frappes auraient causé la mort de cinq personnes au total.
Deux jours plus tard, soit le 24 octobre, les forces armées US effectuent la dixième frappe contre un navire soupçonné de transporter de la drogue, qui serait toujours lié au gang Tren de Aragua et opérerait dans les Caraïbes, tuant six personnes, selon Hegseth. Le même jour, le Pentagone a ordonné au porte-avions à propulsion nucléaire USS Gerald R. Ford (CVN78) de 100 000 tonnes et à son groupe de bataille de se déployer dans la zone d’opérations du Commandement Sud des États-Unis.
Le 27 octobre, les États-Unis mènent des frappes multiples sur trois embarcations dans l’est de l’océan pacifique, tuant quatorze personnes. Le 29, une autre frappe vise une embarcation dans la même zone, causant la mort de trois personnes. Le 01 novembre, une frappe militaire US cible une autre embarcation dans les Caraïbes. Elle sera suivie par d’autres frappes les 04 et 06 novembre contre des embarcations dans l’océan pacifique et les Caraïbes. Le 10 novembre, deux frappes séparées cibles deux embarcations causant la mort de quatre personnes. Le 14 novembre 2025 les forces armées US ont attaqué un navire qu’ils accusaient de transporter de la drogue dans la mer des Caraïbes le 10 novembre, tuant quatre personnes. C’est la fameuse double frappe controversée. Le 15 novembre, le Commandement Sud des États-Unis (SouthCom) a confirmé dans un message publié sur X que la Force opérationnelle interarmées Southern Spear avait détruit une embarcation soupçonnée de transporter de la drogue dans l’est du Pacifique, tuant trois personnes. Le 04 décembre, une autre frappe cible une embarcation dans l’est de l’océan pacifique. le 15 décembre 2025, trois frappes séparées ciblent trois embarcations et à ce jour ces frappes continuent. En parallèle, la capture d’un pétrolier vénézuélien et la déviation de sa cargaison vers un port US dans ce qui s’apparente à un acte de piraterie ainsi que la montée en puissance du dispositif militaire US en vue d’une attaque contre le Venezuela démontrent une volonté politique de l’administration US à en finir avec le Venezuela. Cet objectif s’inscrit dans une volonté de reprendre la main en Amérique centrale et du Sud dans ce qui est considéré comme un domaine exclusif US tout en s’accaparant des importantes ressources énergétiques d’un pays militairement faible de l’OPEP+ dans un contexte de faillite de l’économie réelle des États-Unis au moment où ces derniers sont engagés unilatéralement en pleine confrontation mondiale hybride face à des adversaires perçus par Washington comme « révisionnistes de l’ordre mondial » comme la Chine et la Russie.






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