
Dans sa dystopie totalitaire décrite dans le roman « 1984 », Éric Blair, plus connu sous son nom de plume de George Orwell achève son œuvre avec l’image d’une botte écrasant à tout jamais une face humaine. C’était sans compter avec la résilience manifestée par les populations d’une des rares enclaves assiégées depuis plus d’une décennie et dont les habitants refusent le diktat de la force brute.
Les combattants palestiniens à Gaza ont troqué les pierres avec des lance-roquettes antichar et leur combat préfigure celui de toute l’humanité contre le totalitarisme le plus brutal et le plus abject qui puisse exister. En un sens, ce combat inégal de David, incarné aujourd’hui par un Palestinien qui surgit d’un tunnel pour placer une charge explosive à main nue sur la tourelle en blindage à alliage composite gardée secrète d’un char de bataille lourd d’un Goliath incarné par un soldat israélien, nous offre les prémisses du monde de demain.
L’année 2023 a été pleine de rebondissements spectaculaires. Elle a été l’année de l’effondrement des mythes d’invincibilité et de la destruction de tous les systèmes d’armes de l’Est et de l’Ouest surévalués par le marketing de marchands de canons contrefaits, lesquels valent en réalité le quart en terme de qualité, de ce que furent les armes des deux guerres mondiales précédentes.
Rien n’est fini. Ce n’est que le début. L’année 2024 sera celle de tous les conflits.





